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15 Jan 2018

Les livres en solde ? Pour quoi faire ?

En cette période de soldes, et alors que le web nous mitraille de publicités à moins XXXX pourcent,  je me suis interrogée sur l’avenir du livre en tant qu’objet de consommation.
Aujourd’hui les textes  sont assez restrictifs et n’autorisent les librairies  à pratiquer des prix inférieurs au prix de vente au public que sur les livres édités ou importés depuis plus de deux ans, et dont le dernier approvisionnement remonte à plus de six mois.

Mais au delà de cette règle, le livre pourra t-il continuer à échapper la folie des soldes ?

Pour tenter de répondre , j’ôte ma casquette d’auteure et revêt celle de marketeuse pour me poser avec vous la question suivante : les livres soldés oui, pourquoi pas… Mais pour quoi faire ?

Pour permettre à une catégorie de la population d’accéder à un bien d’ordinaire  inaccessible ?
Je crois que si le paquet de cigarette à huit euros n’est pas rédhibitoire, le livre de poche ne devrait pas l’être davantage… Plus sérieusement, les bibliothèques sont là pour répondre au problème du coût des livres anciens. Quant aux sorties littéraires à plus de vingt euros, hors de question de les voir soldées bien sûr.

Pour pouvoir acheter plus  de livres ?
Les dévoreurs de livres apprécieraient bien sûr de pouvoir acheter davantage de livres à un prix cassé mais, là encore, il existe d’autres solutions. L’achat d’une liseuse par exemple, qui permet de découvrir des auteurs indépendants  de talent pour un prix souvent inférieur à quatre euros. Les marchés, où des livres d’occasion se revendent pour un ou deux euros… Et puis surtout, un livre, ça se prête ! Rares sont les objets qui circulent encore librement  entre les personnes et les rapprochent. Le livre en est un !

Pour écouler les stocks invendus ?
Le livre, même s’il n’échappe pas à la surproduction, bénéficie encore d’une protection du législateur lui assurant une certaine ( et relative) longévité. Mais pour que ce cycle de vie, plus long que pour la plupart des consommables, soit utile et respecté, encore faut-il que les livres soient promus, mis en avant…ce qui est loin d’être toujours le cas. Pour le livre, la solution au surstockage passe plus par une bonne sélection et une  bonne promotion des auteurs , que par les soldes.

Mais s’il est difficile de croire au livre soldé, je crois que  c’est surtout parce qu’un livre, ça ne s’achète pas comme un vêtement ou un meuble. Un livre doit nous être raconté, nous séduire au travers de son univers, nous être recommandé. Un livre ne se consomme pas. Un livre ne passe pas de mode. Un livre a mille vies...

N’est-il pas merveilleux de se dire qu’au milieu d'un monde de surconsommation, auteurs et lecteurs ont le pouvoir de faire perdurer ce petit miracle ? :)

 

08 Jan 2018

Pour lequel de vous écrivez-vous?

La vie bouge, nous bouscule, nous surprend, nous ravit, nous effraie … Au dehors nous gérons, agissons, réagissons. Mais au dedans ? Comment apprivoiser ces émotions qui surgissent et que la vie ne nous laisse pas toujours le temps de digérer ?

Je vois l’écriture comme une façon de m’adresser à ces autres « moi », ceux qui habitent à l’intérieur de mon corps mais qui ne s’expriment pas facilement, ou bien, tout simplement, n’en n’ont pas eu la place, à un moment donné. Une manière de les pousser au dehors, de leur donner une tribune qu’ils auraient difficilement trouvée en dehors des pages de mes histoires.

Comprendre, se pardonner, avancer, grandir, se questionner … L’écriture est un moyen aussi personnel qu’accessible, de mettre à l’extérieur nos émotions afin de mieux les traverser.

Que l’on choisisse l’humour, le drame, la poésie, le suspense, peu importe. L’essentiel est de parvenir à faire de sa plume la machine magique qui transforme ce morceau de vie intérieure en un livre. 

Mettre des mots sur cette partie de nous même qui a été touchée et avoir ensuite le courage de les publier pour les partager avec le monde entier… n’est-ce pas là un merveilleux moyen de grandir, de s’aimer et d’aller vers les autres ?

À celle qui aime, à celle qui pleure, à celle qui rit, à celle qui s’insurge, à celle qui a peur… À celle qui construit, à celle qui se sent heureuse ou bien très seule... À La voyageuse, au garçon manqué, à la militante, à la passionnée, à la rêveuse…

 … À chacune de ces Laures, je dédie un de mes livres, comme un pas de plus vers une plus grande compréhension de moi même et du monde qui m’entoure.

Et vous ?  Pour lequel de vous écrivez-vous ? 

01 Jan 2018

Parenthèse...

1ier Janvier. 

Un coup d’œil dans le rétroviseur, regard déjà distant sur l’année à peine achevée.
Des envies en forme de vœux, formulées du bout des lèvres, de peur d’effrayer une nouvelle année encore balbutiante.

1ier Janvier, riche comme la promesse d’un amour naissant. Laisser derrière soi les douleurs, les peines et les mauvais souvenirs. Laisser une nouvelle chance à ses rêves, y croire encore plus fort.  

1ier Janvier, courte parenthèse avant que le temps ne reprenne sa course. Une journée, juste le temps d’une respiration dont je savoure chaque seconde de possible.

1ier Janvier, pour vous souhaiter à tous, et en pensant à chaque mot écrit, une douce, surprenante et merveilleuse année 2018.

Prenez soin de vous, croyez en vous et restez curieux !  

11 Dec 2017

Une raison de me lire ?

Aujourd'hui j'ai décidé de vous offrir un de mes livres, celui que vous voudrez . Vous pourrez le garder pour vous bien sûr ou bien l'offrir mais, pour choisir celui d'entre vous qui le gagnera, je voudrais que vous me disiez, ici, sur ma page facebook lequel vous choisiriez, à qui vous l'offririez, et pourquoi .

Vous avez toute la semaine pour ça . Je tirerai au sort l'heureux gagnant ce week-end et lui enverrai mon livre dédicacé avant Noël

On peut acheter un livre pour soi ou pour l'offrir. 

On peut acheter un livre parce que l'on sait ce qu'il contient ou juste pour voir. 

On peut acheter un livre parce qu'on a envie de le partager ou parce que l'on ne sait pas quoi partager.

On peut offrir un livre à quelqu'un parce qu'il aime lire ou , au contraire, parcequ'il ne lit pas beaucoup... 

On peut être attiré par une couverture ou bien teasé par une quatrième de couverture...

Allez , dîtes-moi tout !    

 :) 

04 Dec 2017

Un Livre pour faire vraiment plaisir !

Oui c’est officiel, Noël approche, une bonne occasion de faire plaisir mais aussi et surtout de montrer aux gens qui comptent … qu’ils comptent !

Or, parmi la multiplicité des cadeaux possibles,  quoi de plus personnel et de plus original qu’un livre bien choisi ?

Il y a 6 ans, le jour de Noël, profitant d’un moment où mes parents n’étaient pas dans la pièce, je glissai à la hâte et le cœur serré, à mon frère et à ma sœur, deux des rares exemplaires de mon premier roman, Comme un garçon
Ce geste, vous vous en doutez, avait une bien grande importance à mes yeux… Mais même quand il ne s’agit pas de faire son coming out d’auteur, offrir un livre,  n’est-ce pas  aller vers l’autre pour lui proposer de partager quelque chose d’un peu intime ?

Qu’avez vous envie de partager avec la personne à qui vous offrez un livre ? Qu‘avez vous envie de lui mettre entre les mains et les oreilles ? Une réflexion ? Un bon moment ? Un voyage ?  Des rires ?  Des émotions ?... Les livres sont une porte ouverte à tous les messages, à toutes les discussions possibles. Et s’il est bien naturel de se demander ce qui ferait plaisir à celui ou celle à qui on le donne, il est aussi parfois intéressant d’essayer de le( la) surprendre ou de lui faire découvrir de nouveaux univers d’écriture…

La découverte de nouveaux auteurs est une mine sans fond et d’une diversité à nulle autre pareille ! Depuis que j’ai la chance de connaître des auteurs indépendants, je me rends compte à quel point il est riche de pouvoir sortir des sentiers battus pour aller dénicher un talent dont l’univers ou la personnalité, en plus de ses histoires, me touchent. Quel plaisir de pouvoir inviter les gens que j’aime à découvrir des auteurs dont les médias ne leur auraient pas parlé, de pouvoir les inviter à les rencontrer même parfois, lors des soirées booknseries !  Lorsque j’offre des livres, je mêle régulièrement, sans le dire, édition traditionnelle et édition indépendante, un bon moyen de présenter à de gros lecteurs ce cercle d’auteurs trop souvent méconnu.

Le Bookn’Christmas  que je publie en ce moment chaque vendredi sur le blog booknseries n’est qu’un échantillon du talent des indépendants, alors n’hésitez pas à me demander conseil ici ou en MP, car il existe autant de livres et d’auteurs que de moyens de faire plaisir !  

Bonne semaine à tous ... et restez curieux !! ;)

27 Nov 2017

SE RENCONTRER AUTOUR DES LIVRES

C’est  le cœur encore gonflé de bonheur que j’ai eu envie ce matin de vous remercier, tous, pour votre présence lors de la Soirée littéraire Booknseries qui a eu lieu jeudi dernier à la Causerie des Chartrons autour du thème des héros de romans contemporains.

Ceux qui ont suivi depuis le départ les soirées bordelaises Booknseries,  ont pu voir ce petit noyau formé en Juin 2016 s’élargir et se diversifier, au fil des invités et des thèmes abordés lors des 4 soirées.

Lecteurs, habitués du restaurant, auteurs indés, auteurs édités, blogueurs, correcteurs, amis, parents, éditeurs, toutes générations confondues, ont, à chaque fois, répondu présent, faisant passer le nombre de participants réguliers de dix à plus de trente en à peine un an !

Alors Merci, mille fois Merci !

Merci pour l’intérêt que vous avez porté aux quatre auteures présentées ce soir là et à leurs histoires.
J’ai toujours voulu que les soirées booknseries soient un endroit où disparaissent les a priori vis à vis d’un monde dit « littéraire » , et dont beaucoup d’auteurs et de lecteurs se sentent malheureusement trop souvent exclus. Édité ou indé, serial-lecteur ou lecteur occasionnel, peu importe ! Tout le monde a le droit de lire et de s’exprimer, non ?  Booknseries est né de l’idée de redonner aux auteurs et aux lecteurs le pouvoir de se rencontrer librement.  Ces soirées sont, il me semble, le meilleur reflet de cette envie.

Merci pour votre authenticité et votre bienveillance.
Je ne sais pas si ce sont les livres qui ont cet effet magique, où bien l’endroit, ou bien la façon dont a grandi la communauté Booknseries, mais j’ai, à chaque soirée, cette impression d’une grande bienveillance des personnes entre elles. Vous arrivez, tous différents, uniques, parfois seuls, parfois entre amis, avec vos soucis, votre journée, vos vies et, la seconde d’après, on croirait que vous vous connaissez tous depuis des siècles. Chacun s’écoute, s’exprime librement, va vers l’autre… Je suis, vous le savez, quelqu’un qui croit beaucoup en l’homme et en son pouvoir de rendre le monde meilleur par son comportement individuel. Eh bien à vous voir tous là, en face de moi, j'en suis convaincue .

Alors oui. UN GRAND  MERCI  à tous d’avoir répondu présent à notre invitation, à Yann et Serge de nous avoir encore accueillis à bras ouverts, à Chris, à Elisa, à Brigitte de m’avoir fait confiance. Il existe peu d’endroits et d’occasions de se retrouver sans étiquette ni enjeu, pour débattre avec des inconnus autours des sujets variés, pour le simple plaisir du partage.  J’espère que, grâce à vous, les soirées booknseries en seront un de plus ! 

Bonne semaine les amis !

Et pour ceux qui voudraient revenir sur les auteurs présents et les ouvrages présentés rdv  su le blog booknseries  

20 Nov 2017

Écrire, Communiquer, Recommencer... différemment !

« Tu comprends, il va falloir tout recommencer » 
Ces mots que me confiait ce week-end une amie vivant un moment difficile, ont fait écho en moi. Tout recommencer. Pourquoi les échecs font-ils naître en nous ce sentiment toujours étrangement terrifiant et dévalorisant. L’impression que tout ce que l’on a fait jusqu’ici n’a servi à rien et que l’on ne retrouvera peut être pas la force de redémarrer.

Je vois tous les jours des auteurs me dire qu’ils ont tout essayé, qu’écrire ou communiquer sur leur écriture ne sert à rien, qu’ils sont fatigués de devoir sans cesse douter et recommencer. Pourtant, et malgré la peur de l’inconnu, recommencer devrait aussi être quelque chose de positif, synonyme de renouveau et de nouvelles possibilités.

Alors pourquoi sommes nous si négatifs quand la vie nous bloque ?

On ne recommence pas, on dépasse les difficultés
J’en parlais sur ce blog la semaine dernière, l’échec ou la réussite sont des choses très relatives, très personnelles. Pour parvenir à vendre ses livres (ou pour tout autre projet qui nous tient à cœur),  il faut être conscient que la route peut être longue et apprendre à ne pas considérer chaque obstacle comme un échec définitif. Se fixer des objectifs intermédiaires, qualitatifs ou quantitatifs, peut-être un bon moyen de ne pas avoir ce sentiment de repartir à zéro. Se retourner régulièrement pour voir le chemin déjà parcouru,  s’arrêter sur les bonnes nouvelles… Savoir faire des break pour se reposer et reconnecter avec ses moteurs, s’entourer de personnes encourageantes... Nous ne sommes pas des machines et, malgré les freins ou les difficultés, nous avons tous forcément des raisons d’être fiers de nos avancées.

On ne recommence pas les choses on cherche une nouvelle voie.
Il est plus difficile de l’admettre dans certains domaines que dans d’autres : si les choses n’avancent pas, c’est qu’il faut essayer une nouvelle voie. En tant qu'auteur et créatrice d’entreprise, je peux vous dire qu’il ne se passe pas une journée sans que je ne cherche pourquoi telle ou telle chose ne fonctionne pas comme je l’ai prévu et ce, malgré mes efforts.  Certes il existe des freins extérieurs et des cas de force majeure. Mais il me semble que, nombre de mes sentiments d’échec, sont une expérience nécessaire pour apprendre à mieux me connaître, et à avancer ensuite d’une façon plus souple.

« La définition de la folie, c'est de refaire toujours la même chose, et d'attendre des résultats différents.» disait Einstein. Oui, c’est certain. Il faut savoir se remettre en question pour surmonter les obstacles. Et parfois c’est  douloureux. Et parfois c’est très inconfortable. Mais être vivant c’est être en mouvement et, dans ce cas, rien n’est jamais joué d'avance ! 

Bonne semaine à tous !

 

 

13 Nov 2017

Réussir dans l’écriture

J’étais hier en très bonne compagnie lors d’un marché de l’auto-édition à Bordeaux lorsqu'une fois de plus, au coeur de nos discussions, a émergé l’idée selon laquelle les auteurs qui réussissent, sont ceux qui savent jouer le jeu des ranking amazon.
Alors oui, bien sûr, il serait idiot, surtout en tant que conseillère en communication auprès d’auteurs, de nier qu’être bien référencé sur de telles plateformes est l’un des objectifs de l’auteur.
Mais est-ce pour autant un critère de réussite ? Est-ce le seul ? Et surtout, est-ce celui de tous les auteurs ?

La réussite implique un résultat, mais ce résultat dépend de l’objectif que l’on se fixe.
On voit tous les jours des auteurs moyens accéder à de très bons classements en ligne. Qu’est-ce que cela prouve ? Qu’ils sont parvenus à être d'excellents écrivains ? Non. Cela signifie seulement  qu’ils sont parvenus à leur objectif : celui d’être lus et d’être vus.

Réussite et légitimité
L’amalgame est souvent fait entre être lu et être reconnu.  Les anglo-saxons par exemple, ont une culture du chiffre : réussir (en tant qu’auteur ou tout autre métier ) , c’est gagner de l’argent. En France, on associe la plupart des métiers, et a fortiori les métiers artistiques, à une reconnaissance, à une légitimité. C’est pourquoi la position d’auteur indépendant est si inconfortable. Le statut d’indépendant  donne l’accès à l’argent, mais pas à la légitimité que, dans notre culture, seul un éditeur ou un libraire, peut conférer.
Face à ce dilemme, bon nombre d’indés oscille entre des périodes d’addiction aux statistiques google, et des périodes de scepticisme, voir de déprime, face à l’injustice du monde de l’édition.
Personnellement, je crois que la sagesse voudrait que l’on en revienne davantage à soi car, je le dis souvent : on ne peut être déçu qu’à la hauteur de ce que l’on attend !

Succès universel et réussite personnelle
Contrairement à la définition communément donnée, y compris par le Larousse, je suis convaincue que le succès n’est pas synonyme de réussite. Par contre, la réussite a de fortes chances d’amener au succès. Le succès n'est que la manifestation externe de l’atteinte d’un objectif personnel. À nous de définir cet objectif. Bien sûr, il existe un contexte économique, des outils, des freins à prendre en compte… mais avant tout, et en dehors de ces éléments extérieurs, qu’est ce qui, pour vous, serait un premier facteur de satisfaction das votre vie d'auteur ? Serait-ce d’avoir une chronique de blogueur littéraire ? D’arriver à présenter correctement votre livre ? De vendre une certaine quantité de livres ? De faire une première dédicace ? D’ouvrir votre plateforme d’auteur ? De progresser dans votre écriture et d’en être fier(e) ?

Pourquoi ne créeriez-vous pas vos propres challenges, votre propre chemin et ne décideriez vous pas de franchir une à une les étapes vers VOTRE réussite et votre succès ?

La réussite, tout comme le bonheur, est une affaire de personnes, pas de critères sociaux. Alors évidemment, on ne peut pas exclure le contexte mais, comme le disait mon ami auteur Charlie Bregman dans un post, nous avons tous une part de « zèbre », une façon unique de voir la vie et de construire notre parcours. Cultivons-la  ! 

06 Nov 2017

En novembre, les indés rencontrent les Bordelais…

Être auteur, ce n’est pas seulement écrire des histoires, c’est aussi aller à la rencontre de ses lecteurs… et lorsque l’on est auteur indépendant, cela signifie trouver des endroits où l’on est accueilli, ce qui n’a pas toujours simple… 

Il y a quelques années, lorsque j’ai commencé à m’autoéditer, ces lieux étaient rares et les imprimeurs à la demande étaient presque les seuls à permettre aux auteurs de venir dédicacer leurs livres dans des conditions correctes.

Mais en à peine quatre ans, le monde du livre, tout comme celui du disque quelques années plus tôt, a été contraint de reconnaître l’existence des indés,  une population qui  représente aujourd’hui, non seulement un vivier de talents, mais aussi l’édition de demain.

Alors, me direz-vous, concrètement, comment cela se traduit-il ?

Eh bien il se trouve que le mois de Novembre sera un bel exemple de cette ouverture avec trois événements bordelais auxquels j’ai le plaisir de participer ( et de vous convier J

Tout d’abord le 12 Novembre se tiendra un grand marché de l’auto-édition : 7 auteurs  indés ( Sacha StellieBrigitte Huepillette,Lily BfrancisLoli ArtésiaEric Costa, ,Cédric Charbonnel et bien sûr votre serviteur, Laure Lapegue ; ) vous rencontreront place Saint Michel pour vous présenter leurs livres et les dédicacer . Cela se passera à partir de 11H00 À 14H00 devant le  Café de la Fraternité .

Puis le 23 Novembre à 19H30 à la Causerie des Chartrons  aura lieu une rencontre littéraire Booknseries autour du thème du personnage de roman contemporain. Modèles ou Rebelles ? Héros ? Anti-héros ? Loosers? Qui sont-ils? Contre quoi luttent-ils ? À quoi aspirent-ils ? 
4 auteurs  indés en débattront avec vous au travers de leurs ouvrages: Chris Simon auteure de la série "Brooklyn Paradis", Brigitte Hue-Pillette , auteure de " L'enfance en bandoulière"Elisa Tixen auteure de " La désobéissance des pouces" et moi même , avec mon roman  "Female"

Toutes les infos sont sur la page FB de l'évènement  et sur le blog booknseries 

Enfin le 25 Novembre, la librairie le Comptoir Livresque nous recevra , Chris Simon et moi-même pour une journée de dédicace à Libourne 

3 évènements qui montrent bien que le portes sont plus que largement ouvertes à l'autoedition, et pas seulement sur le net, ce qui est une très bonne nouvelle ! 

Alors Librairie, Marché, ou Soirée, amis bordelais, à vous de choisir votre moment pour venir à la rencontre des auteurs indés ! À très vite !   

29 Oct 2017

Ma petite histoire dans la grande

Il y a deux semaines, je postai sur mon compte instagram cette photo dans laquelle je me posais, au sujet de mon livre en cours, la question du « WHY ME WRITING ABOUT IT ? » c’est à dire, pourquoi est-ce que JE raconte cette histoire ? Pourquoi MOI ?

Je ne parle pas ici de trouver une raison à l’acte d’écriture mais de s’avouer la vraie raison pour laquelle on écrit une histoire en particulier. Pourquoi ai-je envie de parler de cette mystérieuse sicilienne qui n’hésite pas à abandonner mari et enfant pour échapper à son passé ( Mea Culpa)  ?  Pourquoi ai-je envie d’écrire sur ce cadre à la fois ignoble et humain qui séduit et rabaisse les femmes pour exister ( La Bascule ) . Pourquoi ces histoires ? Pourquoi ces personnages ? Pourquoi mon cerveau veut-il écrire ÇA ?

Offrir le meilleur terreau à son histoire
Comme tout beau projet, comme toute création, l’écriture d’un livre mérite le meilleur de nous-même. La création d’un personnage passionné et d’une histoire passionnante ne peut naitre d’un engagement mou. Donner une vraie chance à son écriture,  c’est savoir  faire «  all in »  et aller trouver le meilleur personnage, le meilleur dilemme, celui qui donnera à la voix de son créateur le meilleur échos et le meilleur terrain de jeu pour y faire évoluer l’histoire. Mais pour créer ce potentiel, ne faut-il pas d'abord assumer totalement sa vision ?

Ne plus tourner autour du pot !  
Trouver en quoi l’histoire que l’on raconte est liée à notre personne revient, à mon avis, à cesser de tourner autour du pot et à assumer son moteur et ses thèmes d’écriture. Si je parle de la position de la femme dans la société, je peux écrire un millier d’histoires différentes, plus ou moins consensuelles ! Mais si j’écris parce que je suis moi même une femme ordinaire de 45 ans, une femme ayant à cœur d’être reconnue en tant qu’individu avant d’être reconnue en tant que femme ; si j’écris parce que l’hypocrisie de certaines femmes quant à leur statut, ou le jugement de certaines femmes par rapport à leurs semblables me choque ; si j’écris parce que je trouve que les médias nous manipulent, faisant des combats essentiels, tels que le féminisme, des phénomènes de mode ; si j’écris en étant convaincue que ce sont d’abord les mères qui font les femmes de demain... Alors j’écris mon livre, j’écris FEMALE. J’enlève de mon esprit les clichés et les propos fédérateurs que je serais tentée de servir et je vais droit au but : j’assume un livre qui parle de féminisme tout en dénonçant les dérives possibles d’une société où la femme devrait endosser de plus en plus de rôles sans jamais apprendre à choisir qui elle veut être. 

Je crois que ce n’est qu’une fois que l’on a répondu à la question du « pourquoi moi ? »,  que l’on peut se libérer de la question de sa légitimité à écrire une histoire déjà racontée et, surtout, en faire un livre unique que l’on sera fier(e) de faire lire et de promouvoir, vous ne croyez pas ? 

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