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21 Jan 2019

Le plus dur, ce sont les anniversaires ...

Avez vous remarqué comme Facebook nous pousse, sans cesse, à nous retourner sur le passé pour en célébrer chaque date anniversaire ?  Rencontres, souvenirs de vacances, première surprise partie (là j’exagère un peu)… Je suis certaine que vous avez tous vu passer la récente activité consistant à parler au soi d’il y a 10 ans, tout en postant une photo avant – après … Quel est l’objectif d’un tel exercice ? Être contraint de se réjouir des rides et du chemin parcouru,  ou passer son tour ? Un peu cruel comme jeu, non ?

Et pourtant, pour la plupart d’entre nous, il est toujours difficile de résister à l’envie de se retourner, de faire le point, de replonger dans le passé, comme dans un bouillon savoureux dont le piquant fait parfois monter les larmes aux yeux.

Eternelle nostalgique du cool (comme le disait si bien Monsieur M Chédid), j’ai toujours tendance à célébrer, mentalement, chacun de mes souvenirs, à mesurer leur empreinte grâce à l’échelle de cette première année fatidique, celle qui permet de se dire que l’on a survécu à cela. Musique, carnets de notes, photos, écriture de livres entiers… images figées dans ma tête en même temps que les émotions au creux de ma chair... Non, vraiment, le plus dur, ce n’est pas de passer au travers de la vie. Le plus dur, ce sont les anniversaires.

J’avais, il  y a plus d’un an, relaté ici un exercice donné en classe à l’un de mes fils et où il devait imaginer ce que lui dirait son moi « de dans dix ans ».  Du coup, ce matin, je me demande si  finalement, les anniversaires ne devraient pas, à l’image de celui de nos 18 ans, marquer plus souvent le début de quelque chose, plutôt que la célébration du passé.

Je me suis amusée à imaginer ce que je voulais fêter dans un an. Il y aura, dans le désordre, deux voyages, un nouveau livre, de l’amour et de l’amitié en pagaille, de la réussite dans le projet professionnel que je suis en train d’entreprendre et une Laure dont j’aurai envie d’être la meilleure pote… et, surtout, une nana qui n’aura plus du tout peur de ce qu’elle sera dans un an.  

Et vous ?  Qu’allez vous célébrer ici, dans un an, sur cette page ?

source image : Pinterest /  http://emotion-off.tumblr.com/post/106006852143

14 Jan 2019

Massage, Confiance et Écriture

Je le dis souvent, l’écriture est un moyen d’exprimer, bien souvent à mon insu, les choses que je ne parviens pas à formuler, même à moi même… je l’ai vérifié une fois de plus ce week-end.

C’est en profitant d’un massage offert pour mon anniversaire que m’est soudainement apparu le thème principal de mon roman en cours, un thème récurrent dans mon écriture mais qui, cette fois, est réellement au cœur du trajet de mon héroïne.

La confiance.    

Totalement détendue, entre les mains d’une parfaite étrangère, je me suis dit qu’il était vraiment étrange qu’une personne aussi pudique et aussi soucieuse de protéger son intimité que moi, puisse se laisser aller aussi facilement - et en petite tenue ! - avec une inconnue !

Et puis j’ai réfléchi…  Et j’ai réalisé que c’était parce qu’il n’y avait aucun enjeu, aucune parole, aucune suite à donner à cette parenthèse : bref, que je ne me sentais pas en danger.  On peut, sur un concours de circonstances, accorder une totale confiance à une personne, partager un moment de joie ou les doutes les plus grands… Le contexte aide à se construire une posture protectrice. Mais ouvrir son cœur, totalement et sans peur, requiert du courage, et d’avoir confiance en soi.

C’est de cela que parle mon prochain roman, de ce phénomène qui fait que l’on se rapproche irrésistiblement des autres, par hasard, par plaisir, par désir, tout en craignant d’être mis à nu. De ce paradoxe qui consiste à vouloir être aimé tel que l’on est, tout en ne s’aimant pas soi-même ; à vouloir être soi-même, tout en voulant ressembler à l’autre. De ce chemin vers les autres qui nous ramène sans cesse à nous-mêmes.

Avoir confiance, c’est savoir donner et recevoir. C’est dire ce que l’on ressent et pas seulement ce que l’on fait. C’est dire ce que l’on pense, sans se sentir coupable. C’est laisser l’autre faire ses choix, sans toujours être impliqué.

Je crois que l’on ne peut baisser la garde et laisser entrer certaines personnes dans le fond de ses pensées sans s’être d’abord réconcilié avec soi-même. Chacun y travaille à sa façon. Quant à moi, il semblerait que l’écriture soit l’un des meilleurs moyens que j’aie trouvé pour y parvenir ! 

Bonne semaine les amis ! Et n'oubliez pas de vous faire confiance ! ;)

image source : Pinterest : https://www.pinterest.fr/pin/359021401517629704/

24 Dec 2018

PENSÉES DE NOËL...

Un Noël pour se retrouver, 
Un Noël pour se séparer, 
Un Noël entre deux avions,
Un Noël au balcon,

Premier Sapin à deux, 
Premier Noël à trois, 
Premier Noël sans eux, 
Dernier Noël avec toi,

Cadeaux cachés pour les tous petits, 
L’occasion de faire des bises aux mamies et aux papis, 
Noël plus soudés que jamais, face à l’adversité. 
Noël comme un soir à laisser filer, un mauvais moment à passer.

Noël pour tous, lumineux, omniprésent, 
Un moment à vivre d’abord pour soi, pour la fragilité de l’instant.

Je pense à vous tous mes amis, et, où que vous soyez, vous souhaite de douces fêtes de fin d'année 

17 Dec 2018

Check point

La fin de l’année. Le moment des bilans. Et si, plutôt que de nous faire regarder dans le rétroviseur ou de nous faire faire des plans pour le futur, la fin de l’année était une occasion de prendre la mesure du présent, de faire un « check point » sur notre entourage, sur nos envies, sur nos sentiments…

C’est de cet instantané et de cette prise de conscience que parle mon roman « Le fauteuil de César ». Des relations que l’on croit établies sur des bases solides, une fois pour toutes, et que l’on découvre soudain si fragiles. Des liens construits sur une tranche de vie et qui, une fois ce moment écoulé, doivent se transformer pour se perpétuer. De ces peurs que l’on cache et qui nous éloignent des autres, même des plus proches. De ces sentiments qui parfois se transforment et que l’on n’ose avouer.   

Lorsque, lors de la soirée bookn’Christmas, on m’a demandé à qui ce roman pouvait s’adresser et être offert à Noël, j’ai répondu à l’assistance que ce livre était une bonne occasion de faire ce fameux check point. Que de se l’offrir ou de le donner à un proche, était peut être un bon moyen de se demander et de leur demander comment ils allaient vraiment et  ce qu’ils étaient devenus.

On se rencontre et on se rapproche dans un certain contexte, avec une certaine posture... et puis on change, on évolue. Il est important, je crois, de se poser régulièrement la question de là où nous en sommes et d’être attentif à ce que les autres deviennent. Se respecter et respecter l’autre, c’est prendre le risque de devoir s’éloigner… mais aussi saisir une chance de pouvoir se retrouver !      

Je vous souhaite à tous de belles fêtes de fin d’année en famille et entre amis et, n’oubliez pas, les livres sont aussi une façon de faire passer de beaux messages et de dire «  je t’aime » :) 

10 Dec 2018

C’est quoi un roman psy à suspense ?

Il m’a fallu l’aide de ma correctrice, quelques années et la découverte de l’oeuvre de Patricia Highsmith pour déterminer le genre de mes écrits. J’ai cru être une auteure de romans noirs, puis une auteure de polars… 

Finalement, à la sortie de mon troisième roman, une remarque de mon frère m’a aidée à  trancher : "Dans tes romans, m’a t’il dit,  le suspense est dans les personnages. On veut savoir ce qui va se passer mais on veut surtout savoir comment ton héros va évoluer."
Dès lors, ce fût tout à fait clair pour moi : dans le cas d’une enquête policière, je qualifierai mes livres de polars psychologiques à suspense ; dans le cas contraire je resterai sur le terme de romans psy à suspense, celui qui qualifie le mieux ma plume.

Mais qu'est ce que le genre "suspense" ? Et que met-on dans le mot "psy " ?

Les clés d'un bon suspense  
Le suspense est ce mélange de prévisible et d’inconnu qui pousse le lecteur à se questionner sans cesse sur l’issue de l'histoire et du destin de mon personnage. Il existe plusieurs techniques d'écriture du suspense que j’ai utilisées par instinct, avant de découvrir qu'elles étaient de vraies méthodes d’écriture d’un scenario ou d’un roman à suspense.
Révéler l’avenir de façon ambiguë, de façon à ce que le lecteur cherche comment cet élément du futur pourra s’imbriquer dans l’histoire. 
Amener l’action et des évènements nouveaux en temps très réel, de façon à créer une attente permanente, comme dans le cas des « page turner ».
Terminer les chapitres sur un renversement de situation ou un évènement perturbant la prévision du lecteur, le fameux « cliffhanger ».
Donner une information au lecteur sans la donner à son héros, afin de susciter chez le lecteur la peur de la découverte ou de la non découverte de l’information et de ses conséquences.

Patricia Highsmith, reine du suspense psychologique.
Si Patricia Highsmith a inspiré ma plume,  plus qu’une Agatha Christie ou qu’une Mary Higgins Clark, c’est parce qu’au delà du suspense, il existe dans ses personnages une forte dimension psychologique qu’elle ne cesse de creuser. Ses héros, sombres et troubles, se dévoilent peu à peu au contact d’évènements de plus en plus perturbateurs et de personnages secondaires jouant un effet miroir. Fascinée par le fonctionnement du cerveau humain (elle a d’ailleurs dévoré nombre d’ouvrages de psychanalyse) Patricia Highsmith traite avec brio les thèmes de l'identité, du mensonge, de la folie, des masques, de la fascination pour le mal.

Lorsque j’ai découvert sa plume, notamment au travers de l’excellent Monsieur Ripley, j’ai été heureuse, et presque soulagée je l’avoue, de voir que je n’étais pas la seule à utiliser le suspense pour fouiller le côté obscur de la psychologie humaine, sans pour autant être obligée de faire du thriller sanglant ou du roman policier.

Il est important de définir sa plume, non  seulement pour aiguiller le lecteur, mais aussi pour s’affirmer dans son écriture : auteur de romans psy à suspense , voilà ce que je suis Si cela vous tente, venez découvrir mes ouvrages en cliquant ici 

Je vous rappelle aussi que  si vous êtes à Bordeaux le 11 Décembre à 18H30,je vous attends avec deux autres auteurs bordelais pour une rencontre littéraire décontractée à la Causerie des Chartrons ( 14 avenue Emile Counord) toutes les infos ICI  =>  https://www.facebook.com/events/203278337252162/   

03 Dec 2018

Naya, Denis, Lisa, Yanis, Axel, César… que sont-ils devenus ?

Six romans portés par six personnages principaux, tantôt féminins , tantôt masculins, une fois sur deux en fait, sans que je l’aie volontairement décidé ainsi.

Une ado sur les traces d’un secret de famille, le personnage de mon premier roman, puisé dans les plaies d’une adolescence pleine de questionnements.

Un commercial sans envergure, que le mépris de sa petite amie, de ses pairs et de ses supérieurs, a fait basculer dans la folie.

Une femme rongée par un secret, que des lettres anonymes font fuir en laissant tout derrière elle.

Un mentor du développement personnel, victime de son succès et des femmes de sa vie, se trouvant mêlé à une histoire de disparition.

Une jeune femme, projetée, malgré elle, dans un société où le féminisme est érigé en loi.

Un écrivain aussi charismatique que détestable qui, à la suite d’un accident de voiture, se met à douter de tout, y compris de l’amour que lui portent ses proches.

Six personnages, six anti-héros.  Six morceaux de mon cerveau, six morceaux de mon cœur, six morceaux de vie. Les avoir mis sur le papier ne les a pas tués, bien au contraire .

Aujourd’hui Naya est devenue une adulte.

Denis a compris que ceux qui l’ont blessé  avaient tort et ne valaient pas mieux que lui.

Lisa s’est pardonnée.

Yanis a encore parfois du mal à avancer mais il a compris qu’il était  seul maitre de son destin .

Axel est fière d’être elle-même.

Quant à César, il panse encore ses blessures, apprend à donner et à recevoir.

Au delà de l’histoire, du thème, du suspense,  du polar, chaque roman est l’occasion d’avancer dans ce que je vois comme un chemin sans fin, celui de la vie, de ses rebondissements et des questionnements qu’elle suscite ; grâce à mes personnages, j’explore, je libère les émotions, je les partage et j’avance...

Le prochain anti-héros est une prochaine. Elle s’appelle Lola, un prénom très cool pour une fille qui ne l’est pas du tout… mais ça c’est une autre histoire... En attendant, si vous voulez lire les précédentes et rencontrer  Naya, Denis, Lisa, Yanis, Axel et César suivez le lien vers la page de mes livres et faites vous plaisir ! Tous les liens papier et ebook  y sont disponibles ! 

Et pour ceux qui sont à Bordeaux le 11 décembrevous pourrez me rencontrer  et acheter mes livres dédicacés lors de l'After Bookn'Christmas du 11 decembre à l 18H30 à la Causerie des Chartrons 14 avenue Emile Counord : Tous les détails sont sur la page Facebook de l'évènement  

 

26 Nov 2018

L’Art, au delà des frontières.

La Frontière. Une notion que notre société nourrit chaque jour un peu plus, à force de murs de barbelés, de silences ou d’incompréhensions.

C’est en assistant à une conférence sur les frontières de l’art que l’idée m’est venue de rédiger cet article et de me demander si, face à la notion de frontière, souvent perçue comme un fossé se creusant inexorablement entre les hommes, l’art ne devait pas être un moyen de fédérer, de réfléchir, de créer ensemble. 

La mondialisation, l’accès à internet, le mélange des cultures, nourrissent l’art d’une diversité qui n’a jamais été aussi grande.
Être artiste et se faire connaître n’a jamais été aussi accessible. Voyager virtuellement ou réellement pour faire partager sa vision ou  découvrir de nouveaux talents venus de l’autre bout du monde est devenu possible ! Les moyens de publication, d’édition se sont eux aussi démocratisés, grâce à l’autoédition. La société dans la quelle nous vivons a besoin de créer des choses nouvelles et a de nombreux outils pour le faire. C'est une société où chacun peut nourrir une idée, en faire de l’art et la faire voyager au delà des frontières, sans voir à passer pas l’intermédiaire de professionnels ou de corporations.

Et même si tout le monde n’a pas le même talent, ce qui importe au fond, c‘est que l’art continue à vivre et à circuler, non ?

Alors pourquoi l’art n’est-il pas encore intégré comme étant un bien commun de culture et de création ? Pourquoi tout le monde ne se sent-il pas en droit de produire ou d’apprécier l’art ?

Peut être est-ce parce que notre éducation nationale, en réduisant les arts à deux heures de pipeau et d’aquarelle,  a fait de l’art un objet culturel normé et réservé à une élite ?  Peut-être est-ce parce que les représentants (trop peu) médiatisés du milieu artistique semblent venir d’une autre planète,  ou bien être particulièrement inaccessibles.

Accéder à l’art, c’est accéder à des idées nouvelles, c’est nourrir autrement sa pensée créative. C'est changer le monde individuellement et collectivement. Alors pourquoi ne pas utiliser ce moyen de locomotion extraordinaire pour aller au delà des frontières sociales, géographiques, politiques ? 

C’est cette volonté qui m’a animée lorsque j’ai fondé Booknseries : faire en sorte que la littérature reste diversifiée et accessible à tous. Je sais que nombreux sont ceux qui partagent cette idée. Je les invite à commenter cet article... ou à venir en discuter avec moi le  11 Décembre à  Bordeaux, à la Causerie des Chartrons lors de notre soirée Booknseries, une soirée  littéraire et décontractée entre auteurs et lecteurs de tous horizons  (tous les détails ici )  

 

 

 

19 Nov 2018

Je ne suis pas (que) ce que j'écris

J’ai longtemps été très influencée par le regard des autres, certes dans mes actes, mais surtout dans mes pensées, sans cesse à me demander si je n’avais pas mal agi, été trop ceci ou pas assez cela…

C’est à presque quarante ans et en grande partie grâce à l’écriture, que j’ai commencé à me libérer du poids de cette culpabilité, à distinguer ce qui, dans le regard des autres, pouvait être destructeur de ce qui pouvait être nourrissant. À choisir de vivre tout simplement !

Je ne suis pas ce que je dis, ce que je fais ou ce que j’écris. Je suis, c’est tout.

Cela peut paraître idiot mais l’idée que l’on ne se résume pas à une action isolée est très libératoire et très nourrissante.  Ce que nous sommes est un tout. Intégrer que, lorsque notre livre est critiqué, c’est le livre qui l’est et non notre propre personne. Comprendre que lorsque l’on commet une erreur, elle ne nous avale pas entièrement, réduisant à zéro l’ensemble de nos actions positives. Savoir que notre part de lumière ne pourrait exister sans une petite part d’ombre et que nos échecs nous permettent de mesurer le chemin parcouru…

Être responsables de ce que nous faisons, ou de ce que nous écrivons, n’implique pas que nous soyons responsables de la façon dont les personnes extérieures le vivent ou le perçoivent.

Auteur(e), ami(e),  mère, père, fils,  fille, professionnel(le),  amant(e), connaissance, inconnu(e)… Chacun aborde votre personnalité et vos écrits dans un certain contexte, et avec une personnalité qui lui est propre.

Et si jugement des autres est important, car nous ne pouvons pas évaluer seul certaines compétences, ou nous mettre à la place du public pour décider du succès d’un de nos livres, il est forcément incomplet, forcément subjectif. Il ne peut donc, à lui seul, conditionner l’estime que nous nous portons à nous même.

Alors la prochaine fois que vous doutez de votre talent, de vous, de tout ! Pensez à moi et dites vous que vous êtres bien plus qu’un acte isolé. Vous être un mélange complexe et unique qui chaque jour évolue, se nourrit, se transforme et que vous êtes en droit ( si ce n’est en en devoir !) d’aimer !

Belle semaine les amis !  

 

 

12 Nov 2018

Plus de peur que de mal

Peur des critiques, peur que ça ne marche pas, peur de ne pas être assez bon(ne), peur de pas vendre, peur d’être piraté(e), peur de ne pas savoir communiquer … Lorsque je parle à des auteurs en herbe de leur projet d’édition, qu’elle soit indépendante ou via un éditeur, c’est d‘abord la peur qui s’exprime.

Je me rappelle une phrase que me disait mon boss durant mes premières années en entreprise : « ne faisons pas aïe avant d’avoir mal » . C’est vrai. Pourquoi faudrait-il toujours anticiper le pire ?

Peut-être parce qu’avoir peur nous arrange. Sûrement aussi parce que nous sommes formatés ainsi…

La peur, bien souvent, est un moyen de retarder l’échéance.
Elle est l’alibi que notre cerveau trouve pour justifier d'un certain immobilisme. La peur renforce l’idée, très française, selon laquelle il faut tout border avant de se lancer. Mais n’est ce pas en essayant que l’on apprend ? Passer à l'action ne signifie pas que l'on ne puisse pas continuer à progresser, bien au contraire ! 

La peur se nourrit toute seule.
Plus vous exprimez vos craintes, plus vous les attirez. En exprimant votre peur d’être critiqué, vous allez certainement récolter des anecdotes, des exemples  venant renforcer votre peur. Même chose si vous vous présentez comme un débutant ou un amateur : les lecteurs vous traiteront certainement comme tel.

La peur est personnelle mais elle se projette sur les autres.
Ceux qui pensent qu’ils ne pourraient jamais faire ce que vous faites projetteront sur vous, même involontairement, leurs propres peurs. C’est par exemple le cas lorsque vous décidez de quitter votre job et que vos collègues vous traitent de fou. Ce n’est pas pour vous qu’ils ont peur mais ils se mettent à votre place. Ouvrir ses pensées et son cœur au public est un risque qu’un grand nombre de personnes ne se sent pas prêt à prendre.   

La peur isole.
Si la peur est le moyen le plus simple de gouverner, c’est parce qu’il est celui qui, tout en rassemblant contre des ennemis communs, multiplie les raisons de se méfier de son voisin, affaiblissant ainsi l’individu grâce à l’isolement. Se méfier de tout le monde, anticiper systématiquement l’arnaque ne permettra pas à un écrivain d’apprendre et de bénéficier de l’aide qui lui est proposée.

On peut être prudent sans être méfiant. Avoir des craintes sans anticiper le pire. Avoir peur doit rester un moyen d’alerter, pas être un frein à la réalisation personnelle.

Le monde chaotique dans lequel nous vivons a l’avantage de nous donner accès à une multitude de moyens de nous réaliser : la possibilité de créer une micro entreprise, de voyager, de bénéficier de services sur mesure via internet, de créer et d’identifier des réseaux qui nous ressemblent … Alors ne vaut-il pas mieux saisir sa chance que de préserver une fausse tranquillité ? Et puis, au fond, il ne s’agit que de prendre plaisir à partager des histoires, ne l’oublions pas :)    

29 Oct 2018

Trouver son public c’est se trouver soi-même

Si je n’ai pas écrit d’article la semaine dernière, c’est que j’ai eu le plaisir de faire une formation blogging auprès d’étudiants de première année en école de commerce.
Le challenge de ce parcours de cinq jours était de leur faire écrire un article blog ciblé et de le leur faire contextualiser en imaginant la ligne éditoriale du site où il serait posté.

Devant confronter des étudiants plutôt jeunes à l’écriture de style et à des notions théoriques assez abstraites, j’avais décidé de les laisser totalement libres de leur choix d’article, de les faire réfléchir ensemble mais de les faire rédiger individuellement : je voulais que chacun soit confronté aux réflexions des autres mais aussi libre et responsable de son propre travail.
Je suis de celles qui pensent que l’on ne peut pas apprendre, construire ou, a fortiori, travailler, uniquement pour les autres. Il me semble qu’il est nécessaire de trouver un sens personnel à toute chose pour se l’approprier et y prendre plaisir…

Au terme des 5 jours, chacun me présente son travail, un travail souvent très qualitatif et qui est parfois allé bien au delà de ma demande, avec l’ouverture d’un vrai blog en ligne. Or lorsqu’au terme de leur soutenance, je demande aux élèves ce qui a marqué leur apprentissage de la semaine, toutes leur réponses ont un point commun : ils sont heureux d’avoir pu choisir de parler d’un sujet qui leur plaisait. Et même si, au départ, la plupart des élèves ne se sentait pas capable d’écrire un article, à la fin de la semaine, tous étaient très fiers d’avoir réussi, grâce à mon aide, à partager une passion ou un point de vue, avec, pour certains, la découverte d’un vrai goût pour l’écriture.

Apprendre mais en se sentant libre de créer et responsable de ce que l’on fait.

Lorsque j’étais manager en entreprise, cette posture m’a parfois causé des problèmes, si bien qu’à un moment, l’idée de devoir changer et de diriger les gens de façon plus autoritaire m’a effleurée. Pourtant je ne l’ai pas fait et j’ai fini par partir pour trouver un contexte où l’autonomie et la créativité de chacun serait davantage valorisée.

En faisant cette formation et alors que mes élèves me remerciaient pour mon écoute, j'ai songé que je m’étais longtemps fait croire que je n‘étais pas adaptée au monde où je vivais, alors que j’étais tout simplement au mauvais endroit.
Trouver son public, me suis-je dit en voyant leurs sourires, que ce soit en écriture comme dans tout autre domaine, c’est avant  tout se trouver soi-même.    

Bonne semaine les amis ! 

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