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23 Oct 2017

Écrire pour soi. Croire en soi.

Pour qui écrit–on ? Pour soi ou pour les autres ?
Il n’est pas rare d’entendre de la part d’un auteur qu’il écrit ‘pour lui’. Certains peuvent formuler cette phrase par peur d’être lus (et surtout d’être jugés) mais, pour beaucoup, je pense cette phrase signifie plutôt que l’auteur écrit d’abord pour sortir ce qu’il a au fond de lui.

J’ai commencé mon premier livre ‘ Comme un garçon’ dans l’état d’esprit dans lequel j’aurais ouvert un journal intime. Jamais je n’aurais pensé terminé un roman de 300 pages et encore moins arriver à en faire un véritable suspense.  Durant toute la période d’écriture, je me suis sentie plus proche de moi, comme si je laissais une partie de mon coeur livrer ce que personne n’aurait jamais du savoir. Les émotions se libéraient, les colères, les désirs aussi.

Encore aujourd’hui, chacun de mes livres est avant tout un acte libératoire, une petite thérapie, un confessionnal déguisé... Pas de quoi être fière, me suis-je souvent dit et même, parfois, entendue dire … et pourtant …

Au fil des années, au fil de mes lectures et de mon écriture, je me suis rendue compte de l’importance de l’authenticité chez un auteur. Peut être est ce du à ma sensibilité très exacerbée, mais j’ai le sentiment qu’une bonne histoire reste toujours médiocre tant qu’elle n’est pas habitée par son auteur. 
Qu’est ce que j’entends par « habiter son histoire » ? Eh bien tout simplement  reconnaître  pourquoi nous en sommes le narrateur unique et nous l’avouer clairement. Mais aussi assumer son écriture et faire de l’édition de son livre un acte valorisant et constructif.

De la même façon qu’il ne faut pas attendre d’être parfait pour s’aimer, je crois qu’il ne faut pas attendre d’avoir une histoire parfaite pour s’exprimer. Nos histoires deviendront meilleures de livre en livre d’abord parce que nous y aurons dit notre vérité et parce qu’elles nous auront aidés à nous accepter tels que nous sommes.

L’écriture m’a permis de laisser parler une autre Laure, plus secrète, moins assumée, et pourtant bien vivante. Grâce à mes cinq romans, je me suis peu à peu réconciliée avec elle, et grâce à mon auto-édition, elle a trouvé une vraie place dans mon cœur et dans ma vie.

Et vous comment percevez vous l’acte d’écriture ? Est ce qu’il vous libère ? Est ce qu’il vous inhibe ? Vos livres sont ils une sorte de journal intime ou en avez vous un qui accueille vos sujets d’écriture les plus sensibles ?

16 Oct 2017

À qui parler de ses envies d’écriture ?

La semaine dernière j’étais à Paris, puis à Nantes, où je suis intervenue dans le cadre d’un atelier d’écriture blogging, puis d’une rencontre littéraire autour des personnages de romans contemporains et enfin, lors d’un salon professionnel ayant pour thème reconversion des femmes… a priori des évènements au sein desquels les attentes du public étaient assez différentes …

Pourtant, partout, j’ai constaté le même besoin : celui de trouver quelqu’un qui puisse faire émerger une envie, celle d’écrire et d’être lu. 
Mais pourquoi est il aussi difficile de trouver quelqu’un à qui parler de son envie d’écriture ?

Pour le savoir, il suffit d’écouter …

Dois-je, à votre avis, d’abord monter mon entreprise ou finir mon livre ? " " Et si je n’étais pas assez douée pour écrire ? " " Dois-je me censurer parce qu'une partie du livre est inspirée de ma vie ?" " Et si on me volait mon manuscrit ? " "Et comment vais-je en parler autour de moi ? "
Voilà le genre de questions qui est revenu dans la bouche de la plupart des personnes que j'ai croisées la semaine dernière et qui ont bien voulu me confier leurs craintes.

Ce seraient-elles posées la question de la même façon si elles s'étaient mises au tennis ? Auraient elles eu peur de ne jamais réussir à gagner un match ? Penseraient-elle déjà à Roland Garros ?
Non bien sûr. Mais l‘écriture a cela de particulier qu'elle véhicule une image de chose très sérieuse appartenant à un cercle fermé ... Et l’écriture est effectivement quelque chose de sérieux lorsque l’on souhaite vendre ses livres. Mais faut-il pour autant tout arrêter pour être écrivain ? Faut-il se fixer comme but de devenir Stephen King avant même d’avoir commencé à écrire la première ligne ?  Oui,  si c'est votre objectif !  Mais tout le monde est un jour débutant dans sa discipline,  et commencer à prendre du plaisir à écrire et y être encouragé reste le meilleur moyen de progresser, non ?  

Je dis toujours aux auteurs avec qui je travaille qu’il n’y a pas de mauvaises histoires, il n’y a que des histoires à améliorer ou à promouvoir. Mieux vaut commencer par aller au bout de son envie d’écrire et voir ensuite ce qui se passe... Les étapes ou obstacles arriveront bien assez tôt ,et la peur consomme la même d’énergie et le même temps que le plaisir...  Alors autant utiliser ses forces à bon escient et prendre les étapes les unes après les autres!  

Dans les moments de doute, en matière d’écriture comme au démarrage de tout projet auquel on accorde de l’importance, il est normal d'avoir besoin de rencontrer une personne empathique, qui écoute nos peurs et les comprenne, sans chercher à les nier. Une personne qui nourrisse notre confiance.  Je rencontré cette personne. Plusieurs fois.  Et je suis heureuse, à chaque fois que je le peux, d’être cette personne pour tous les auteurs que je croise et que je conseille. 
Et vous ?  Avez vous trouvé cette oreille attentive à vos envies d'écriture ? Peut être la cherchez-vous encore ? ...Racontez-moi …. 

02 Oct 2017

On dit auteure, écrivaine… ou autrice ?

C’est la question que nous posa une femme juste avant la conférence du Salon profession’L,  conférence à laquelle j’avais le plaisir d’être invitée mardi dernier, avec mon amie Alice Quinn. (je précise que ce salon est consacré à la reconversion professionnelle des femmes)  

Sur le coup, Alice et moi sommes restées un peu interdites. L’une comme l’autre étions d’accord pour dire que nous mettions de plus en plus fréquemment un  « e »  à la fin du mot auteur, mais je crois que nous trouvions la question un peu incongrue.  Il faut dire qu’elle avait été posée de façon assez fermée, comme si notre réponse conditionnait notre support à la gente féminine.
Mais à bien y réfléchir,  notre conférence portant sur place des femmes dans le monde du travail,  il était légitime que soit soulevée la question de la dénomination et du genre des professions… c’est pourquoi j’ai eu envie d'en parler ici avec vous.

Reconnaissance et pouvoir
Dans mon roman Female, les femmes ont acquis de nombreux droits à force de lois parité. Pourtant, elles ne se sentent pas forcément plus intégrées, ni plus comprises.  Car la reconnaissance de la féminité, ou de tout autre différence, ne passe pas uniquement par le pouvoir mais, aussi et d’abord, par la compréhension et le respect. Dans une société où le modèle d’accession aux fonctions jugées importantes reste masculin, les femmes ne seront toujours que de pâles copies...
Dans ce contexte, installer une version féminine du nom d’une profession, peut faire partie d’un processus qui aidera à affirmer une réalité (plus qu’à imposer une sexualité): celle de faire les choses d’une façon différente.  

Être une femme qui réussit
« J’ai envie de crier : je suis une fille ! » me  confia une jeune femme à qui je dédicaçais mon roman Female. Et de me dire à quel point elle s’était reconnue lorsque je parlais de la pression que mon personnage Axel subit de la part de sa mère et de son environnement pour être une femme « qui réussit ». Mais « réussir », est-ce devenir un modèle social ? Je le soulignais pendant la conférence, on demande aux femmes ( et aux hommes aussi , mais là je parle des femmes ;) d’être toujours plus… plus aimantes, plus sexy, plus indépendantes, plus jeunes, plus travailleuses mais aussi d’être des mères parfaites… En fait on leur demande d’être un truc inaccessible, ce qui se transforme inévitablement,  au mieux, en frustration et, au pire, en un sentiment d’échec permanent.

Réussir, c’est s’accomplir à sa manière. Un mélange de sexualité et de personnalité.  Être une femme, c’est faire les choses à la façon d’une femme. Que cette différence ne soit pas gommée me paraît être important et, dans cette optique, le genre masculin ne devrait effectivement pas conserver le monopole de certaines professions.
Je vais donc à présent faire plus attention à mettre systématique ce petit « e » à la fin du mot auteur. Une voyelle ne change pas le monde mais elle permet de rappeler sa diversité.  

PS1 : Je remercie Cyril Godefroy d’être venu nous applaudir et nous photographier au milieu de cette foule presqu’exclusivement féminine :)

PS2 : Je précise qu’une autre édition du Salon Profession L’ aura lieu à Nantes le 12 octobre et que je serai sur place !   

25 Sep 2017

Votre livre, un peu dur à vendre, non ?

J’ai visité la semaine dernière un de mes points de vente dont le propriétaire, bien qu’ayant vendu presque tout le stock de mon roman Female et mis en magasin une bonne critique, m’a fait cette remarque.

Oui,  je l’avoue, ce n’est pas la première fois que j’entends cette phrase à propos de ce roman. Et oui, je l’avoue, faire un roman noir qui soulève la question du rapport entre les sexes, pose le féminisme comme un choix personnel et parfois difficile, met en avant un personnage principal souvent rattrapé par ses peurs et affiche une couverture inquiétante ainsi qu’un titre en anglais… effectivement, ce n’était peut-être  pas le meilleur moyen de fédérer le public du journal de 20 heures…

Mais est ce seulement cela bien se vendre ? Est ce faire un livre qui plaira à coup sûr ou est ce convaincre qu’un bon livre plaira à un certain public ?

La question de la communication autour d’un livre que l’on pense bon (car évidemment, il ne me serait pas venu à l’esprit de me distribuer chez un grossiste si je ne pensais pas que mes livres étaient éligibles) n’est elle pas de savoir vendre ce qui mérite de l’être, plutôt que d’essayer de vendre ce qui le sera «  sûrement ». Le message que je délivre autour de Female est d’abord celui d’un bon suspense à rebondissements. Quant aux thèmes abordés, s’ils peuvent en déranger certains, force est de constater qu’ils sont d’actualité et même, intemporels. À chacun ensuite de découvrir mon écriture, mon univers (jalonné de pas mal de bars et de personnages interlopes… mea culpa :) ma sensibilité, ma façon de poser les dilemmes… et d’aimer ou pas.

On écrit d’abord une histoire avant de la vendre. C’est  avec elle que nous trouvons les moyens de la faire connaître. C’est le livre qui nous guide dans notre communication d’auteur, et non l’inverse.  

En tant que conseillère en communication je connais par cœur ‘ce qui marche’ mais, que ce soit lorsque je travaille pour un auteur ou pour une entreprise, je veille toujours à mettre l’authenticité en premier. Quelles sont les valeurs qui vous meuvent, qu’avez vous à dire au fond ? Ensuite expliquez votre démarche et vendez-là au mieux.     

La passion et l’authenticité, autant que le doute ou le manque de confiance, sont une grande partie de la «  vendabilité » de votre écriture. Reconnecter avec ce qui vous a poussé à écrire, le valoriser, en être fier ( e ), c’est développer les arguments qui feront de votre livre un objet unique et intéressant.

Je finirai cet article en précisant que j’ai convaincu le propriétaire de cette très grosse presse- librairie de Mérignac de lire aussi mon roman  Mea culpa , polar dont les thèmes sont plus grand public et dont  la couverture, mise à côté de Female fait un bel effet en rayon. Il a accepté, et nous avons pris date pour parler d'une dédicace en décembre... 
 

  

18 Sep 2017

Les Mots moteurs

Mais pourquoi je fais ça déjà ?  Qui ne se pose pas cette question au moins une fois par mois, que ce soit à propos du travail qu’il exerce, d’une activité faite plus ou moins mécaniquement,  ou encore face  à une expérience au sein de laquelle il se sent en situation d'échec…

La motivation est au départ de toute action nouvelle. Une rencontre, une prise de conscience et on se trouve gonflé d’une envie toute neuve et évidente. Se décider à aller à une soirée où on ne connaît personne, arrêter de s’imposer une habitude nuisible, parler de son livre sur les réseaux sociaux,  faire un sport dont on se sentait incapable …  Ces défis du quotidien ne nous apparaissent par hasard.  Ils sont poussés par une force, un moteur…

Mais quel est ce moteur ?

Ne pas confondre motivations et compétences
Comme régulièrement depuis quelques années, je me suis récemment posée la question de mes moteurs mais, cette fois, je l’ai fait au travers d’une liste de verbes du même nom.
Pourquoi des verbes ? Parce qu’ils déterminent l’action et l’envie cachée derrière elle. « Imaginer » ne signifie pas la même chose que « créer ». « Impulser », ce n’est pas la même chose qu’ « écouter ». « Proposer », ce n’est pas « promouvoir ».  « Expérimenter », ce n’est pas forcément « valider ».
Il est,  à mon sens,  très important de faire ces nuances qui permettent, au delà du verbe, que je qualifierais de « compétence »,  (organiser, décider, communiquer, produire…) de distinguer le moteur ( piloter, impulser , informer , imaginer .. ) qui se cache derrière lui. Car c‘est à ce dernier qu’il faudra faire appel si vous flanchez  … Inversement, ne pas maitriser une compétence ne devrait jamais détruire votre motivation mais vous pousser à l’acquérir, ou  à chercher de l’aide à l’extérieur …

Assumer ses moteurs
Mes verbes moteurs, à cette période de ma vie et si je dois les limiter à une main, (je recommande de ne pas en avoir trop pour éviter d’en faire une liste de souhaits.. :) sont : créer, fédérer, échanger, éclairer, promouvoir. Choisir ces verbes m’a demandé un effort : celui d’être franche avec moi même, d’écouter ce qui fait vraiment écho en moi mais surtout, d’assumer que certains verbes, plus valorisés par les codes de notre société, ne figurent pas dans cette liste. Mais mettre des moteurs qui ne nous appartiennent pas derrière une action, n’est ce pas prendre le risque de ne pas les poursuivre  ?! Si vous écrivez pour partager votre expérience, vous ne pouvez pas continuer à vous faire croire que vous écrivez pour inventer des histoires. Si vous voulez gagner de l’argent grâce à l’écriture alors assumez votre envie de « progresser »,  de « commercialiser », de « conquérir » , même si les autres vous disent qu’écrire est un loisir.

Il n’y a aucune honte à faire les choses à VOTRE façon, à avoir VOS propres verbes moteurs, même s’ils ne sont pas plébiscités par une corporation ou par vos proches. Bien au contraire. En laissant la place à cette unicité, vous apprendrez à ancrer vos vraies motivations !

Alors et vous ? Pourquoi faites- vous « tout ça » déjà ?   

Partagez avec moi votre liste de verbes moteurs !  

11 Sep 2017

Il y a toujours un moyen.

Avez vous remarqué comme le fatalisme s’empare vite du cerveau humain ? Un échec , deux échecs et on a vite fait de jeter le bébé avec l’eau du bain, de laisser tomber ses rêves, de revoir ses ambitions à la baisse ...

Et si je vous dis cela, c’est en connaissance de cause, car je n’échappe pas à cette tendance très française. Me lever tous les matins pour promouvoir mon écriture ou mon entreprise de conseil aux auteurs sur booknseries, n’est pas un long fleuve tranquille et savoir voir, dans les périodes de doute, dans les accidents de la vie, une façon de se remettre en question, n’est pas un exercice naturel.

Pourtant force est de constater que personne n’avance en ligne droite… et tous les écrivains savent que ce qui fait l’intérêt d’une histoire, ce sont les obstacles et la façon dont le héros les surmonte ! ;)

Recommencer, ce n’est pas repartir de zéro, c’est avoir envie d’y arriver ! 
Votre promotion ne vous amène pas assez de ventes ? Réflechissez à de nouvelles façons de vous promouvoir ! Vous avez écrit un livre dont vous pensez qu’il est médiocre, travaillez à en écrire un meilleur ! Je démarre mon sixième roman et, à chaque fois que je débute l’écriture d‘une nouvelle histoire, je le fais avec le sentiment de pouvoir m’améliorer.Car il est rare que l’on atteigne ses rêves du premier coup, non ? ! On nous parle de talent mais on oublie souvent de dire que c’est surtout l’envie et l’engagement qu’il faut arriver à cultiver pour réaliser ses rêves. Aucun talent reconnu de l’écriture ou de tout autre domaine ,n’est arrivé là où il est sans travail ni persévérance.

Les vrais miracles ne sont pas ceux qui nous font reussir mais ceux  qui nous font avancer 
Rencontrer une personne qui vous comprenne, découvrir un service ou une formation qui vous aide, porter son attention vers le plaisir, réaliser où se trouvent ses compétences … C’est à chaque fois que nous avons l’opportunité de pousser une nouvelle porte au lieu de rester immobile que le miracle se produit. S’attendre à être numéro 1 en appliquant une recette vendue sous ce nom est illusoire. En tant que coach d’auteur, je suis de plus en plus amenée à travailler avec des écrivains édités qui veulent apprendre à se promouvoir et à renforcer leur communication tout en se libérant du temps d’écriture grâce à mon support : la preuve que, dans toute entreprise,  le chemin n’est jamais terminé, il se construit.  

Il me semble que la Vie a un sens qui parfois nous dépasse et que notre seule responsabilité est de ne pas en  ignorer les signes qui sont autant de moyens d’avancer vers nos rêves ... Vous ne croyez pas ? 

 

04 Sep 2017

Ma rentrée littéraire, bientôt près de chez vous !

C’est en voyant le récapitulatif de la rentrée de Chris Simon ( je ne la présente plus mais au cas où , allez faire un tour sur son blog ) que je me suis rappelée que, premièrement , nous avions 3 évènements en commun cette fin d’année et , deuxièmement, que je ne vous avais pas clairement donné les dates, lieux et occasions auxquelles nous pourrions nous rencontrer avant Noël !

Et ce qui est cool cette année, c’est que je vais avoir l’occasion de venir vous parler de mes romans, en particulier de  « Female », mais aussi de mon travail de coach en communication dans le cadre d’évènements très différents et ayant lieu dans les 4 coins de France ( ou presque ! :)

Alors, après ce teaser digne d’un blockbuster américain, voici la liste des occasions de nous rencontrer fin 2017 :

- Le 26 Septembre à Lyon au Palais de la Bourse où, dans le cadre du Salon Profession L je participerai, avec mon amie Alice Quinn, et  avec mon roman « Female » à la Conférence autour du thème "Les femmes face au monde du travail  : Une histoire qui se répète ?" 
tous les détails ici .

 -Le 7 Octobre à la librairie PUF à Paris ( 6è) où , dans le cadre des ateliers pépinière proposés par Bookelis, je co-animerai avec Chris Simon un atelier autour de la thématique “bloguer pour trouver ses lecteurs”. En effet, avoir son blog est un excellent moyen de faire la promo de son livre, mais encore faut-il bien l’utiliser !
pour vous inscrire c’est par ici

 -Le 10 Octobre en soirée  à Paris au café de la Mairie ( 5e) où , à l’occasion des mardis littéraires, je répondrai  avec Chris Simon ( entre autres )à toutes vos questions autour du thème « Le personnage contemporain et la Société » 

 -Le 12 octobre  à  Nantes ,  Salle de la Manufacture , toujours dans le cadre du Salon Profession’ L  et toujours  pour la conférence intitulée "Les femmes face au monde du travail  : Une histoire qui se répète ?" ( cette fois sans Alice Quinn)
tous les détails ici .

- Le 25 Novembre au Comptoir Livresque à Libourne ( en Gironde) où je dédicacerai  mes romans en compagnie de Chris Simon( hé oui ! on ne se quitte plus ! )  Une bonne occasion de commencer à acheter ses cadeaux de Noël …et de rencontrer deux charmantes auteures indés ;)   

Bon , si avec tout ça on ne se croise pas avant Noël ... et bien il faudra  passer me voir à Bordeaux :) !

Bonne rentrée à tous les amis et À Bientôt j'espère  ! 

28 Aug 2017

Choisir le "ET" plutôt que le "OU"

À ceux qui me demandent si je vis de mon écriture, je réponds toujours que je ne crois pas que je pourrai gagner ma vie uniquement grâce à la vente de mes romans mais que cela ne m’empêche pas d'avoir envie de continuer …au contraire !

Pourquoi faudrait il seulement être écrivain pour réussir à être lu ? Pourquoi faudrait il un engagement à plein temps pour que « ça marche » ? Pourquoi faudrait-il forcément choisir ?   On a tendance à penser qu’il faut être à 100%  sur un sujet ou un projet pour être crédible. Je pense au contraire que c’est le meilleur moyen de le faire échouer.

Je suis auteur, mais je suis aussi je suis conseillère en communication d’auteur sur booknseries, coach et rédactrice web auprès de créateurs d’entreprises … Or ces activités, loin de nuire à mon écriture, me permettent non seulement d’investir dans mes livres, dans leur promotion, mais aussi préserver du temps qualitatif à ma créativité, un temps réservé et allégé du poids lié à l’enjeu du succès .

Le "OU" favorise l’abandon !

Soit je consacre ma vie à l’écriture, soit je ne suis pas un vrai auteur. Soit je gagne ma vie grâce à mon livre, soit je n’investis plus rien dans mes livres… Ce genre d’ultimatum est le meilleur moyen de cristalliser autour de l’hypothèse négative et de laisser tomber sa passion au moindre échec. Attention ! Je ne dis pas qu’il ne faille pas se fixer des objectifs et être ambitieux, je dis simplement que conditionner sa passion à un gain d’argent ou au succès, c’est conditionner sa créativité et son plaisir à des critères sociaux et économiques. Pourtant, les notions de plaisir, d’apprentissage, de partage, de réalisation de soi sont au moins aussi importantes, non ?   

Le « ET » permet d’avancer avec plus de sérénité.

Laisser la place à d’autres activités, d’autres loisirs, un autre métier, peut être une bonne façon de créer un certain détachement nécessaire pour continuer à être créatif. La survie de l’homme réside en grande partie dans sa capacité d’adaptation. Savoir faire du « ET », c’est savoir se créer de nouvelles opportunités, aller explorer de nouveaux horizons qui pourront aussi réveiller nos passions. Faire du « ET », c’est permettre à plusieurs projets d’avancer en parallèle, sans pression, c’est trouver un équilibre entre les activités nourrissant les différents aspects de notre personnalité. 

On peut être écrivain et un tas d’autres choses, cela n’enlève rien au talent ni à l'implication, surtout si cela peut aider à entretenir et à nourrir notre créativité, vous ne croyez pas ?! 

21 Aug 2017

Une rentrée de plus ?

Quelle étrange sensation que celle d’une nouvelle rentrée qui approche, vous ne trouvez pas ?

Après le ralentissement général imposé par les vacances d’été, on a le sentiment d’être peu à peu happé par ce courant où se mêlent la perspective du retour au travail, d’une nouvelle rentrée des classes, de journées rythmées par les habitudes…

Cette année, comme chaque été, j’ai profité du mois d’août pour me reposer un peu et préparer l’écriture d’un nouveau roman… mais j’avoue que la folie d’un monde qui ressemble chaque jour un peu plus à un mauvais scénario où une minorité rebelle affronterait les Forces d’un Mal envahissant le monde, me pousse aussi à réfléchir de plus en plus souvent au sens de la vie, à la place que je veux donner à ma passion, à la façon dont je veux faire évoluer mon métier d'auteur et de coach pour qu’il garde son intérêt et me nourrisse.  

L’envie d’écrire m’a poussée à changer de vie ; tout en me projetant dans un aléa parfois inconfortable, elle m’a forcée à réaliser que j’avais le pouvoir de choisir ce que je voulais faire et la façon dont je voulais le faire. De sortir d'une certaine fatalité ambiante.

Je ne sais pas où je serai dans un an, mais je sais que vivre mon écriture, ce n’est pas seulement exprimer des idées ou raconter des histoires, c’est nourrir ma liberté d’expression et mon besoin de partager avec les autres. C’est me demander régulièrement si j'ai toujours plaisir à faire les choses et m’adapter, si besoin, pour ne pas être le spectateur de ma vie. 

À l’occasion de cette rentrée je vais faire de nouvelles choses, telles qu'aller à la rencontre d’auteurs à Paris, pour leur apprende à bloguer, d’entrepreneurs à Lyon, pour leur parler de mon roman « Female » et de mon expérience de créatrice d’entreprise.  J’aurai aussi le plaisir de partager certains de ces évènements avec deux auteurs que j’adore, (Alice Quinn et Chris Simon, pour ne pas les nommer :). Je vais aussi me lancer pour la première fois dans l’écriture d’un huis clos…  
Une façon de réveiller de nouvelles envies, d'entretenir ma passion et de ne pas faire de cette rentrée une rentrée de plus !

Et vous ?  Quel effet la rentrée a t-elle sur vous ? Est elle l'occasion de décider de changements ? 

 

 

 

24 Jul 2017

Des romans noirs et des sentiments

«  Contrairement à ce que les gens pensent, l’élément le plus important du thriller n’est ni la violence, ni la haine , ni le crime : c’est l’amour . » C’est en feuilletant le dernier numéro de l’excellente revue Sang-froid que cette pensée d’Harlan Coben m’a sautée au visage.

Oui, ai-je pensé. On targue souvent les romans à suspense, les polars ou les thrillers de romans noirs et déprimants mais, personnellement, je trouve que les plus beaux sentiments, les plus complexes, se trouvent dans les drames.

Je suis auteur de romans noirs, de suspenses, de polars, pourtant je n’ai pas l’impression de me rouler dans le crime, le sang ou le malheur.  Car écrire du « noir » n’a, selon moi,  aucun intérêt en soi. Ce qui rend une histoire intéressante c’est l’enjeu qui l‘accompagne.  Or comment peut-il y avoir d’empathie de la part du lecteur si les personnages sont des blocs de marbre, dénués de toute émotion ?

Quel intérêt a t-on à suivre la course poursuite d’un héros ?  Le modèle de sa voiture ou le fait qu’il aille sauver son co-équipier dont il est secrètement amoureux? 

Qu’est ce qui rend un tueur en série fascinant ? L’horreur de ses crimes ou bien la façon dont il arrive à concilier ses sentiments humains et ses pulsions destructrices ?

On me dit souvent que mes romans ne sont pas gais. Alors oui, bien sûr, je ne promène pas mes héros dans des croisières Costa et leur humour est souvent cynique… mais je suis certaine d’une chose,  Yanis, Lisa, Denis, Naya ou Axel sont tous mus par leur cœur autant que par leur cerveau. Tous mes personnages ont des envies, des frustrations, des rêves, sont envahis par des joies intenses et des tristesses infinies.
Ce sont ces émotions, mêlées aux  évènements de la vie auxquels ils se percutent qui en font  des personnages attachants ; ce sont leurs sentiments et leurs réactions profondément humaines, qui guident l’histoire, lui donnent un sens et un intérêt.

 «  Je veux que mon lecteur, en refermant le livre, ait l’impression d’avoir fait de vraies rencontres. »

Je n’ai rien à rajouter à  cette autre citation empruntée à Mr Coben si ce n’est que, si vous voulez  partir à la rencontre de mes personnages  vous n’avez qu’à vous rendre sur la page «  Mes livres » de ce blog en cliquant ici :)

Bonne semaine les  amis !

PS : Il se peut que je fasse un blog-break  pendant un lundi ou deux, mais je reviens vite .En attendant, restez curieux ;) 

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