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23 Jul 2018

Ensemble, c’est tout.

Ce soir à Bordeaux, le Jardin Public a pris des airs de Woodstock.
Une fois par mois, ici ou à Cenon, des DJs viennent ambiancer une foule bigarrée, sortie de chez elle pour aller tâter l’épais gazon et l’ambiance estivale.

Perchés sur leur minuscule estrade, les DJs lancent les sons aux basses obsédantes tandis que, derrière les comptoirs des buvettes, de jeunes serveurs se déhanchent et se démènent, tireuse au poing.
Petit à petit, les gens affluent dans les allées du parc, recouvrant la pelouse de points multicolores.

En couche culotte ou en minishort en jean, on s’allonge, bras et pieds en croix, sur des couvertures bariolées.

Fille ou garçon,  on tape dans des ballons de foot aux cages imaginaires.

Petit ou grand, on trouve sa place sur un carré de vert.

Branché ou déconnecté, on secoue la tête, on se lève, on danse…   

On dit souvent de la fête qu’elle est un moyen futile d’oublier la vie et ses tracas. Des jeux et du vin pour anesthésier les peuples… C’est certainement  vrai lorsqu’il s’agit de cérémonies officielles.
Mais la fête fait aussi partie de la solidarité et de la démocratie.

Sortir dans la rue et s’amuser. Constater que l’humanité sait encore se rassembler pour partager des sourires et pas seulement pour le pire.

Ensemble pour un moment. Ensemble dans l'instant. Ensemble  pour le meilleur.
Ensemble parce que l’homme se nourrit de l’homme et du monde qui l’entoure. 

La fête pour partager la joie, s’en nourrir et repartir plus léger dans la vie …

Je ne sais pas vous,  mais moi, rien que d’y penser, ça me fait  pousser un sourire :) 

Bonne journée les amis !

09 Jul 2018

Succès garanti !

J’ai entendu dire cette semaine que l’on pouvait s’assurer pour le mauvais temps en vacances.

Bronzé ou remboursé !  Incroyable, non ?!!

Nous vivons dans un monde où personne ne semble plus pourvoir supporter le poids de l’incertitude ou de la déception.
Un monde de malheurs où tout le monde veut acheter la garantie du bonheur ! 

Et tandis que les assurances nous font croire que nous pouvons maitriser notre destinée en payant, se développe cette inaptitude à accepter le risque ou les épreuves comme une part inhérente de la vie (et de son piment aussi )!

En tant que consultante en communication je croise tous les jours des auteurs ou des entreprises qui cherchent la garantie du succès. Investir oui. Mais  comment être sûr de réussir ?
Eh bien, désolée, mais on ne peut jamais être sûr à 100%.
Le risque zéro n’existe pas !  Et d’ailleurs qui peut croire que si la recette du succès immédiat  et garanti existait, elle n’aurait pas déjà été vendue à prix d’or ?!
La seule certitude que nous puissions avoir en tant qu’entrepreneur, auteur et , plus généralement, en tant qu’être humain est celle d’avoir déployé le maximum d’efforts, d’avoir mis le maximum de bonne volonté,  de s’être entouré d'un maximum de bonnes personnes, pour permettre la fabrication de notre succès et, surtout, de continuer à avancer heureux et du mieux possible, quoi qu’il arrive .

Bonne semaine les amis !  Et n’ayez pas peur des vagues, tout le monde peut apprendre à nager !

 

02 Jul 2018

Des Lectures et des Hommes

C’est la première fois que cela m’arrive. Deux lectrices (en dehors de ma correctrice bien sûr : )m’ont dit avoir lu mon roman , « Le fauteuil de César » , deux fois de suite.

Surprise, je leur ai demandé pourquoi. Les deux ont eu la même explication.

Lors de la première lecture, mues pas l’envie de savoir ce qui allait se passer, elles ont avalé le livre. Mais une fois la couverture refermée, le même sentiment les a traversé ; celui de ne pas avoir assez profité des différents personnages. D’être passées trop vite sur leur aspect psychologique.

En dehors du fait que pour un écrivain de romans psychologiques à suspense, cette double lecture soit la plus belle des récompenses, il m’est apparu que l’on pouvait lire un roman exactement comme on rencontre une personne :

On peut en apprécier l’apparence, le mettre dans un tiroir et ne pas apprendre à le connaître.
On peut aller vers lui parce que «  ça fait bien » ou que c’est à la mode.
On peut passer avec lui un bref moment de plaisir et l’oublier.
On peut  voyager ensemble pendant un moment et garder de bons souvenirs.

Et puis on peut aussi parfois avoir une première émotion, plutôt inattendue nous laissant deviner une histoire plus profonde, plus complexe. Des petites choses cachées que l’on voudrait nous amener à trouver, pour peu que nous prenions le temps d’aller au-delà des apparences, des genres ... du «j’aime, j’aime pas » .  

Une seconde lecture, moins affamée. Une seconde lecture pour dépasser la première impression, pour déceler les intentions dissimulées derrière les faits… Pour lire le roman avec un œil plus gourmet !

Bonne semaine les amis, n’oubliez pas de rester curieux et merci de me lire …ou de me relire :)   

25 Jun 2018

En attendant Sarahloup…

Mardi. Midi passé. J’ai rendez-vous en ville avec mon amie et auteure Brigitte Hue-Pillette, (que vous connaissez aussi peut-être le nom de Sarahloup)

Comme je suis en avance, je décide de descendre deux arrêts plus tôt. C’est bon de marcher dans les rues nez en l’air, de goûter le soleil de midi sur mes bras, de voir le ciel bleu tranchant sur la pierre blanche.

Le restaurant juste à côté du marchand de fleurs. C’est là que nous avons rendez-vous. Comme il est fermé, je m’assoie parterre et regarde les touristes qui, comme moi, s’arrêtent pour prendre en photo la jolie devanture. Moi aussi  je me sens aussi en goguette. Pas envie de penser au reste de la journée de travail qui m’attend. Juste de profiter de l’instant et d’observer le monde comme si je le voyais pour la première fois.

Un SMS de Brigitte. Elle sera en retard

Tant mieux, je vais aller prendre un verre à l’Apollo, juste à côté.

Je ne sais pas pourquoi, je m’assoie toujours à la même table, presque en bord de terrasse. Je me revoie ici avec des amis, un an, deux ans, dix ans plus tôt... Il faudra que je songe à  changer de table. Mais pas tout de suite. La succulente conversation de mes voisines rajoute au plaisir de mon escapade solitaire. Deux étudiantes, sûrement en art ou en littérature, parlent cinéma… enfin, beaux gosses surtout… L’une avoue tomber amoureuse trois fois par semaine en regardant des films ou des séries… Je souris derrière mes lunettes. En chacune de nous se cache une princesse…

Je tourne la tête. Brigitte est devant moi, essoufflée, agacée, drôle et souriante… Brigitte quoi ! 

Entre un baiser et une anecdote, elle m’arrache à ma solitude et m’embarque sans son joyeux tourbillon.

Je me laisse faire avec bonheur… 

 

18 Jun 2018

Tourner la page ...

Après une seconde d’hésitation, j’ai décidé hier de partager sur instagram un moment important de ma vie, celui par lequel je me suis débarrassée du corset que j’ai été contrainte de porter jour et nuit pendant  trois mois suite à un accident de voiture survenu en mars 2017.
Alors, certes, le choc fût douloureux mais beaucoup ont vécu la même chose sans pour autant garder le symbole de leur souffrance sous leurs yeux aussi longtemps…  

Alors pourquoi avoir attendu un an ?

Parce qu’au delà du carcan physique, il existe des carcans psychologiques, beaucoup plus forts. Cet accident et ce corset n’en furent qu’un symbole. Je dis souvent que nous sommes à une époque où on ne parle que de liberté tout en s’en accordant de moins en moins. La liberté, ce n’est pas de tout envoyer balader, d’insulter son voisin, de se payer une vie de luxe ou de fumer un paquet «  si je veux ». La Liberté c’est un état d’esprit. On peut se sentir libre dans un milieu contraignant et en prison dans une cage dorée. Être libre c’est, où que l’on soit, pouvoir être soi-même. Se laisser suffisamment de place pour être à même de décider de s’adapter, ou de s’éloigner.

Mais au delà de la prise de conscience, reste l’action. Savoir sans agir a ses limites. Nous ne sommes pas purs esprits ! Et si nos actes ne suivent pas nos pensées, nous finissons par nous dédoubler et nous ôter toute liberté.

L’accident que j’ai subi a, dans un premier temps, provoqué un profond sentiment d’injustice. Je me sentais perdue mais, je l’avoue, je n’ai pas vraiment changé ma façon de vivre. Une lutte intérieure est venue se greffer sur un événement dont je sentais la portée symbolique, sans pour autant savoir quoi en faire. L’étape suivante, comme souvent pour un auteur, fût d’en coucher une partie sur le papier et de commencer un roman. Pas mon histoire bien sûr. Mais des ressentis, des questionnements… une façon de mettre les choses à plat… La vie a ensuite continué, difficile parfois, mais rien n’évoluait vraiment… Ce corset était là, caché sous mon bureau, me faisant toujours de l’œil, comme s’il me disait : Si tu me jettes, tu vas oublier et rien n’aura changé … 

Et puis hier, trois semaines après la sortie du Fauteuil de César et suite à une série d’évènements plus personnels, j’ai su. J’ai su que je devais enfin tourner la page. Ce corset, je l’ai mis à la benne comme on balance une valise pleine de souvenirs douloureux et inutiles. Comme on coupe la corde d’un truc qui vous tire vers l’arrière et qu’il est temps d’abandonner.

Tourner la page … En tant qu’auteur, je sais bien sûr qu’une fois couchés sur le papier, les écrits restent. Mais je sais aussi que les plus importants sont ceux qu’il me reste à écrire.

Bonne semaine les amis et merci de me lire .

 

11 Jun 2018

Raconte-nous une histoire...

J’étais invitée mardi dernier à un nouveau rendez-vous littéraire bordelais : l’afterbooks de Livres de Proches. Cette initiative ( et application ) dont l’objectif est de favoriser l’échange de livres entre lecteurs, avait, pour cette première, plusieurs invités. Votre serviteur, qui y présentait la librairie Booknseries et Noémie Robert, une conteuse d’histoire qui, par trois fois, nous offrit le plaisir d'un plongeon dans son imaginaire .

Entre théâtre et lecture

Conter, ce n’est pas lire, et ce n’est pas non plus réciter un texte. Lorsque Noémie, plantée juste devant nous, commence à m’embarquer dans son histoire,  je ne suis ni spectatrice, ni lectrice, je suis dans son histoire, avec elle. Je souris quand elle sourit, j’écarquille les yeux lorsqu’elle lève ses bras en l’air, je ravale un sanglot lorsqu’elle raconte le chef de gare montant à bord de son dernier train …

Raconter des histoires à sa façon 

Je ne connaissais pas l'art de conter or, en discutant avec Noémie, j’ai découvert une approche qui m’a énormément parlé. Celle qui consiste à s’approprier une histoire pour mieux la partager. Comme le romancier, le conteur part d’un squelette, que l’on pourrait comparer au pitch. Il y greffe ensuite sa vision, ses ressentis, son univers, afin que cette histoire universelle devienne unique... Le fameux « pourquoi moi », pourquoi est ce JE raconte cette histoire. Enfin, et je vous assure que c’est bluffant, le conteur improvise totalement la façon dont il livre le conte… Comme l'auteur se laisse guider par sa plume, le conteur se laisse guider par sa parole. 

Ravie de cette rencontre j’ai promis à Noémie de la convier à la prochaine soirée booknseries et de venir la voir conter au Petit Grain , où elle se produit régulièrement … Je vous encourage à faire de même et à redécouvrir le plaisir de se faire raconter des histoires…

Pour en savoit plus sur cette conteuse : le facebook  de Noémie Robert 

 

04 Jun 2018

Comment j’ai ouvert les portes d’un huis-clos

L’idée d’écrire un huis clos est née en moi il y a trois ans, alors que j’étais en vacances à Chypre. J’avais alors pris des notes autour d’une histoire de potes se retrouvant autour d’un écrivain raté, hanté par une soirée qu’ils avaient passée ensemble sur l’île, vingt ans plus tôt.

J’ai écrit deux romans, le polar « Une vie Meilleure » puis « Female »,  avant que cette idée ne remonte à la surface et ne donne naissance au huis clos « Le fauteuil de César ».

Alors pourquoi ces trois ans ?

À cette époque, et malgré les trois romans que j’avais déjà publiés, je n’avais pas encore assez de recul sur mon écriture. Je sentais bien que je cherchais, au travers du polar, à mettre en avant la psychologie humaine plus que des enquêtes mais je n’avais pas encore compris que le suspense que j’écrivais résidaient principalement dans mes personnages. C’est à mon frère que je dois cette révélation. Après la lecture de « Une Vie Meilleure » il m’a gentiment suggéré de moins chercher à travailler le côté polar mais à aller encore plus loin dans le côté psy. C’était là, selon lui, que résidait toute l’originalité de ma plume et son intérêt.
Forte de cette remarque, je me suis lancée dans l’écriture de « Female ». Oubliant de faire un polar, j’ai uniquement cherché à me laisser embarquer par mes personnages, leur laissant créer les leviers du suspense… et je me suis sentie terriblement mieux dans mon écriture ! Ce fût une sorte de second coming out d’auteur ! J’assumai pour la première fois totalement mon patchwork thriller-suspense-psy.

C’est Chris Simon, auteure et scénariste, alors que nous faisions une série de conférences littéraires où je présentais « Female », qui leva le dernier frein vers l’écriture de mon huis-clos. Elle me confia que, si j’avais un talent évident pour le développement de la personnalité de mes personnages, il serait intéressant que je les confronte davantage. Que cela augmenterait la tension et l’intérêt du lecteur. Elle prit en exemple une scène où je confrontais l’héroïne de « Female » à sa mère, lors d’un repas de famille, une scène où la tension était à son comble et où les personnages étaient face à face.( un morceau de l'extrait figure dans l'extrait1 sur la fiche du livre  )

Là tout s’éclaira. Le huis clos était possible. Il suffisait de savoir créer ce mouvement sur toute une histoire.  Puisque mes personnages avaient déjà tout en eux, il suffisait de les faire évoluer ensemble, au lieu de les faire avancer seuls.

L’écriture du huis-clos fût un peu difficile au départ. Trouver un rythme et un intérêt à chaque scène, la part importante des dialogues aussi…  Et puis le plan a pris forme et les chapitres se sont enchainés, donnant vie aux personnages comme si je me trouvais à la réalisation d’un film …

« Le fauteuil de César » est un roman auquel je tiens particulièrement à plus d’un titre, l’un d’entre eux est qu’il m’a permis d’ouvrir les portes de mon premier huis -clos et de faire ainsi naitre des envies nouvelles pour ma plume, comme celle de voir mes histoires jouées par des acteurs …

Mais en attendant de voir César sur les planches, vous pouvez toujours faire sa connaissance entre les pages du roman ICI ! ;) 

Belle semaine à tous et Merci de me lire   :) 

 

28 May 2018

Soyons amis !

«  Tu n’es plus mon ami.  Je n’ai plus rien à apprendre de toi. »  Comme le hasard fait toujours bien les choses, je suis tombée hier sur un très bon film, « Les deux amis » de Louis Garrel (encore visible sur arte replay ), dont le thème est le même que celui de mon dernier roman , "Le fauteuil de César" : les liens de l’amitié, ce qui les fait naitre, ce qui les  nourrit, ce qui les défait … souvent les mêmes choses d’ailleurs.

Amitiés  compensatoires, amitiés amoureuses, ce qui rapproche deux êtres humains, consciemment ou pas (surtout inconsciemment d’ailleurs), est rarement dénué d’un effet miroir qui fait qu’ à un moment donné, « qui se ressemble s’assemble ».

Mais que se passe t-il lorsque le miroir se brise ? Quand les parcours de vie changent, que l’un devient plus autonome, que l’autre tombe amoureux ou malade ?  Que le reflet se brouille et que le doute s’installe là où, juste avant, tout semblait si évident ?

Difficile de réajuster la donne, de s’adapter, de ne pas se perdre entre les liens du cœur et les liens de l’esprit.

Je crois que l’amitié, comme l’amour d’ailleurs, pour durer, requiert une certaine autonomie, une certaine confiance en soi (et en l’autre) permettant de savoir y mettre le bon degré d’investissement et de ne pas se trouver vidé ou perdu lorsque les liens se distendent ou changent.

En tant qu’auteure et personne, je suis un animal social et public. À ce double titre et , comme je le disais dans l’ITW de mon amie  auteure Sacha Stellie, les rencontres avec vous, qu’elles se passent ici sur la toile ou dans la vraie vie, sont un bonheur permanent. J’aime à croire que les amitiés, comme les hommes et les femmes qui les font, ont un passé et un présent qui doivent leur permettre, de vivre, d’évoluer et parfois de s’éteindre, sans que cela soit trop douloureux ou dramatique. Mais je le concède, il n’est pas toujours facile de le vivre …

Belle journée les amis :)    

    

21 May 2018

Musique, inspirations, expirations

Je t’aime encore,

Je t’aime jusqu’à la mort,

Je t’aime comme si tu étais moi

Je t’aime comme si tu n’étais plus là…  

Ces mots, qui  figurent en préambule de mon roman  ‘ Le fauteuil de César ’ sont extraits d’un morceau de rap. Un morceau de VALD qui, à lui seul, résume plutôt très bien les étranglements de mon héros  et les moteurs d’un roman né autour des liens qui font et défont l’amitié.

La musique a un rôle central dans ma vie et encore plus dans ma vie d’écrivain.

Explicite ou implicite, décor ou inspiration, elle accompagne mes humeurs et ma plume à chaque seconde. 

Telle un parfum elle réveille ma mémoire émotive et sensorielle, m’enivre de ses notes et m’emporte …

Si je le pouvais, un peu comme dans la série Ally McBeal ( je parle pour les plus jeunes ;) j’accompagnerais chaque moment intense de ma vie d’un morceau adéquat !

Durant les semaines d’écriture du « Fauteuil de César » une liste de morceaux  m’ont inspirée, tout en me permettant d’expirer des mots que ma bouche n’auraient pu prononcer …

C’est cette playlist que j’ai voulu partager  aujourd’hui avec vous … Cliquez ici pour accéder à la PLAYLIST 

Bonne écoute et bonne semaine :) 

14 May 2018

Les mots qui restent...

L’écrivain est celui pour qui les mots restent. C’est ainsi que BHL, invité la semaine dernière d’une émission de radio,décrivait son travail d’auteur. Un travail de perfectionniste, où l’obsession du mot juste le pousse à revenir sans cesse sur l’ouvrage.

Je ressens cela.

L’importance des mots. Comme si, sous mes doigts d’auteur, ils prenaient plus de poids. Comme si ce que je couchais sur la page n’était plus simplement une forme d’expression mais une forme d’engagement, vis à vis de moi-même et de mes lecteurs. Un contrat entre les mots et mes idées : quoi qu’il arrive, pas de trahison et pas d’abandon.    

Dans le cadre de mes romans, ce sont surtout les émotions que je ne veux pas trahir. Celles que je mets dans mes personnages et dans mes ambiances. Mes histoires ne peuvent exister sans elles. Elles sont là pour connecter avec un certain vécu et, je l’espère, embarquer mes lecteurs. L’émotion, le suspense, l’histoire elle-même, ne pourraient exister s’ils n’étaient pas véhiculés par les sensations et les réactions profondément humaines de mes héros. Lorsque je choisis les mots qui les décrivent, je voudrais réveiller les sens de mes lecteurs, comme le ferait un parfum en appelant un souvenir.  

Mais ce soucis du mot qui reste, je le réalise, va bien au delà de mes œuvres littéraires. Lorsque je blogue, que je réponds à une interview ou rédige un article, l’inquiétude est la même. Légèrement différente, car les idées et la femme que je suis sont plus directement exposées. Je ne peux pas me dire que cela n’a pas vraiment d’importance et que ces lignes se perdront au milieu de milliers d’autres. Chaque écrit s’adresse à une personne, un lecteur idéal que je veux intéresser. L’idée de ne pas m’adresser à lui avec respect et sincérité m’est tout simplement impossible.

Obsession ou inquiétude ? En tous cas une chose est sûre, dans mon esprit, les mots dit et surtout écrits,  restent. Et ils comptent.

La preuve, je mets à chaque fois un peu plus de temps pour réécrire mes livres ! :) Le prochain sortira vraisemblablement entre le 24 Mai et le 26 Mai… je vous confirme cela très vite :)

En attendant, au delà des mots je vous en dévoilerai aujourd'hui la couverture ...
Bonne journée les amis et à plus tard ! ;) 

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