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04 Sep 2017

Ma rentrée littéraire, bientôt près de chez vous !

C’est en voyant le récapitulatif de la rentrée de Chris Simon ( je ne la présente plus mais au cas où , allez faire un tour sur son blog ) que je me suis rappelée que, premièrement , nous avions 3 évènements en commun cette fin d’année et , deuxièmement, que je ne vous avais pas clairement donné les dates, lieux et occasions auxquelles nous pourrions nous rencontrer avant Noël !

Et ce qui est cool cette année, c’est que je vais avoir l’occasion de venir vous parler de mes romans, en particulier de  « Female », mais aussi de mon travail de coach en communication dans le cadre d’évènements très différents et ayant lieu dans les 4 coins de France ( ou presque ! :)

Alors, après ce teaser digne d’un blockbuster américain, voici la liste des occasions de nous rencontrer fin 2017 :

- Le 26 Septembre à Lyon au Palais de la Bourse où, dans le cadre du Salon Profession L je participerai, avec mon amie Alice Quinn, et  avec mon roman « Female » à la Conférence autour du thème "Les femmes face au monde du travail  : Une histoire qui se répète ?" 
tous les détails ici .

 -Le 7 Octobre à la librairie PUF à Paris ( 6è) où , dans le cadre des ateliers pépinière proposés par Bookelis, je co-animerai avec Chris Simon un atelier autour de la thématique “bloguer pour trouver ses lecteurs”. En effet, avoir son blog est un excellent moyen de faire la promo de son livre, mais encore faut-il bien l’utiliser !
pour vous inscrire c’est par ici

 -Le 10 Octobre en soirée  à Paris au café de la Mairie ( 5e) où , à l’occasion des mardis littéraires, je répondrai  avec Chris Simon ( entre autres )à toutes vos questions autour du thème « Le personnage contemporain et la Société » 

 -Le 12 octobre  à  Nantes ,  Salle de la Manufacture , toujours dans le cadre du Salon Profession’ L  et toujours  pour la conférence intitulée "Les femmes face au monde du travail  : Une histoire qui se répète ?" ( cette fois sans Alice Quinn)
tous les détails ici .

- Le 25 Novembre au Comptoir Livresque à Libourne ( en Gironde) où je dédicacerai  mes romans en compagnie de Chris Simon( hé oui ! on ne se quitte plus ! )  Une bonne occasion de commencer à acheter ses cadeaux de Noël …et de rencontrer deux charmantes auteures indés ;)   

Bon , si avec tout ça on ne se croise pas avant Noël ... et bien il faudra  passer me voir à Bordeaux :) !

Bonne rentrée à tous les amis et À Bientôt j'espère  ! 

28 Aug 2017

Choisir le "ET" plutôt que le "OU"

À ceux qui me demandent si je vis de mon écriture, je réponds toujours que je ne crois pas que je pourrai gagner ma vie uniquement grâce à la vente de mes romans mais que cela ne m’empêche pas d'avoir envie de continuer …au contraire !

Pourquoi faudrait il seulement être écrivain pour réussir à être lu ? Pourquoi faudrait il un engagement à plein temps pour que « ça marche » ? Pourquoi faudrait-il forcément choisir ?   On a tendance à penser qu’il faut être à 100%  sur un sujet ou un projet pour être crédible. Je pense au contraire que c’est le meilleur moyen de le faire échouer.

Je suis auteur, mais je suis aussi je suis conseillère en communication d’auteur sur booknseries, coach et rédactrice web auprès de créateurs d’entreprises … Or ces activités, loin de nuire à mon écriture, me permettent non seulement d’investir dans mes livres, dans leur promotion, mais aussi préserver du temps qualitatif à ma créativité, un temps réservé et allégé du poids lié à l’enjeu du succès .

Le "OU" favorise l’abandon !

Soit je consacre ma vie à l’écriture, soit je ne suis pas un vrai auteur. Soit je gagne ma vie grâce à mon livre, soit je n’investis plus rien dans mes livres… Ce genre d’ultimatum est le meilleur moyen de cristalliser autour de l’hypothèse négative et de laisser tomber sa passion au moindre échec. Attention ! Je ne dis pas qu’il ne faille pas se fixer des objectifs et être ambitieux, je dis simplement que conditionner sa passion à un gain d’argent ou au succès, c’est conditionner sa créativité et son plaisir à des critères sociaux et économiques. Pourtant, les notions de plaisir, d’apprentissage, de partage, de réalisation de soi sont au moins aussi importantes, non ?   

Le « ET » permet d’avancer avec plus de sérénité.

Laisser la place à d’autres activités, d’autres loisirs, un autre métier, peut être une bonne façon de créer un certain détachement nécessaire pour continuer à être créatif. La survie de l’homme réside en grande partie dans sa capacité d’adaptation. Savoir faire du « ET », c’est savoir se créer de nouvelles opportunités, aller explorer de nouveaux horizons qui pourront aussi réveiller nos passions. Faire du « ET », c’est permettre à plusieurs projets d’avancer en parallèle, sans pression, c’est trouver un équilibre entre les activités nourrissant les différents aspects de notre personnalité. 

On peut être écrivain et un tas d’autres choses, cela n’enlève rien au talent ni à l'implication, surtout si cela peut aider à entretenir et à nourrir notre créativité, vous ne croyez pas ?! 

21 Aug 2017

Une rentrée de plus ?

Quelle étrange sensation que celle d’une nouvelle rentrée qui approche, vous ne trouvez pas ?

Après le ralentissement général imposé par les vacances d’été, on a le sentiment d’être peu à peu happé par ce courant où se mêlent la perspective du retour au travail, d’une nouvelle rentrée des classes, de journées rythmées par les habitudes…

Cette année, comme chaque été, j’ai profité du mois d’août pour me reposer un peu et préparer l’écriture d’un nouveau roman… mais j’avoue que la folie d’un monde qui ressemble chaque jour un peu plus à un mauvais scénario où une minorité rebelle affronterait les Forces d’un Mal envahissant le monde, me pousse aussi à réfléchir de plus en plus souvent au sens de la vie, à la place que je veux donner à ma passion, à la façon dont je veux faire évoluer mon métier d'auteur et de coach pour qu’il garde son intérêt et me nourrisse.  

L’envie d’écrire m’a poussée à changer de vie ; tout en me projetant dans un aléa parfois inconfortable, elle m’a forcée à réaliser que j’avais le pouvoir de choisir ce que je voulais faire et la façon dont je voulais le faire. De sortir d'une certaine fatalité ambiante.

Je ne sais pas où je serai dans un an, mais je sais que vivre mon écriture, ce n’est pas seulement exprimer des idées ou raconter des histoires, c’est nourrir ma liberté d’expression et mon besoin de partager avec les autres. C’est me demander régulièrement si j'ai toujours plaisir à faire les choses et m’adapter, si besoin, pour ne pas être le spectateur de ma vie. 

À l’occasion de cette rentrée je vais faire de nouvelles choses, telles qu'aller à la rencontre d’auteurs à Paris, pour leur apprende à bloguer, d’entrepreneurs à Lyon, pour leur parler de mon roman « Female » et de mon expérience de créatrice d’entreprise.  J’aurai aussi le plaisir de partager certains de ces évènements avec deux auteurs que j’adore, (Alice Quinn et Chris Simon, pour ne pas les nommer :). Je vais aussi me lancer pour la première fois dans l’écriture d’un huis clos…  
Une façon de réveiller de nouvelles envies, d'entretenir ma passion et de ne pas faire de cette rentrée une rentrée de plus !

Et vous ?  Quel effet la rentrée a t-elle sur vous ? Est elle l'occasion de décider de changements ? 

 

 

 

24 Jul 2017

Des romans noirs et des sentiments

«  Contrairement à ce que les gens pensent, l’élément le plus important du thriller n’est ni la violence, ni la haine , ni le crime : c’est l’amour . » C’est en feuilletant le dernier numéro de l’excellente revue Sang-froid que cette pensée d’Harlan Coben m’a sautée au visage.

Oui, ai-je pensé. On targue souvent les romans à suspense, les polars ou les thrillers de romans noirs et déprimants mais, personnellement, je trouve que les plus beaux sentiments, les plus complexes, se trouvent dans les drames.

Je suis auteur de romans noirs, de suspenses, de polars, pourtant je n’ai pas l’impression de me rouler dans le crime, le sang ou le malheur.  Car écrire du « noir » n’a, selon moi,  aucun intérêt en soi. Ce qui rend une histoire intéressante c’est l’enjeu qui l‘accompagne.  Or comment peut-il y avoir d’empathie de la part du lecteur si les personnages sont des blocs de marbre, dénués de toute émotion ?

Quel intérêt a t-on à suivre la course poursuite d’un héros ?  Le modèle de sa voiture ou le fait qu’il aille sauver son co-équipier dont il est secrètement amoureux? 

Qu’est ce qui rend un tueur en série fascinant ? L’horreur de ses crimes ou bien la façon dont il arrive à concilier ses sentiments humains et ses pulsions destructrices ?

On me dit souvent que mes romans ne sont pas gais. Alors oui, bien sûr, je ne promène pas mes héros dans des croisières Costa et leur humour est souvent cynique… mais je suis certaine d’une chose,  Yanis, Lisa, Denis, Naya ou Axel sont tous mus par leur cœur autant que par leur cerveau. Tous mes personnages ont des envies, des frustrations, des rêves, sont envahis par des joies intenses et des tristesses infinies.
Ce sont ces émotions, mêlées aux  évènements de la vie auxquels ils se percutent qui en font  des personnages attachants ; ce sont leurs sentiments et leurs réactions profondément humaines, qui guident l’histoire, lui donnent un sens et un intérêt.

 «  Je veux que mon lecteur, en refermant le livre, ait l’impression d’avoir fait de vraies rencontres. »

Je n’ai rien à rajouter à  cette autre citation empruntée à Mr Coben si ce n’est que, si vous voulez  partir à la rencontre de mes personnages  vous n’avez qu’à vous rendre sur la page «  Mes livres » de ce blog en cliquant ici :)

Bonne semaine les  amis !

PS : Il se peut que je fasse un blog-break  pendant un lundi ou deux, mais je reviens vite .En attendant, restez curieux ;) 

17 Jul 2017

Miroir, miroir, dis moi qui est le meilleur auteur …

Le meilleur, le plus lu, le plus vendu, le numéro 1... Voilà un côté moins plaisant de l’auto-promotion qu’implique l’auto-édition : la compétition que se livrent les auteurs, notamment sur la toile.

Les systèmes de ranking proposés par Amazon, les commentaires, les likes, le nombre de ventes… L’auteur indé, de façon assez légitime, se raccroche aux chiffres censés crédibiliser son talent… trop parfois …
Face à ses objectifs de vente, l’artiste se transforme en commercial : il  s’agace, stresse, devient addict aux statistiques, regarde la concurrence,  remettant parfois même en cause la légitimité du succès du voisin…

Alors OK, nous sommes tous là pour être lus et personne ne crache sur le succès.
Mais à qui profite finalement cette compétition ? 

L’auteur n’est pas un loup pour l’auteur  
En matière de littérature auto-éditée, comme dans de nombreux autres domaines, on tend à nous faire croire que le succès ne peut s’obtenir qu’au dépends d’un autre, au mieux en le dépassant, au pire en l’écrasant. Dans le cadre d’une entreprise ayant pour carotte le salaire et pour arme la hiérarchie, on pourrait être tenté d’y croire … Mais dans le cadre de l’entreprenariat individuel, qui plus est dans le domaine artistique, croyez-vous qu’il soit sain de laisser des machines décider par un système de classement informatisé qui aura droit au succès ?

Je ne crois pas. Ou alors, cela reviendrait à dire que la littérature à succès, même indépendante, aurait vocation à devenir un algorithme dont lecteurs et auteurs seront les otages … Pas très réjouissant..!

L’auteur veut simplement rencontrer son lecteur.
Tout comme l’écriture est personnelle, la façon dont on souhaite rencontrer son lecteur peut l’être. Bien sûr,  il existe des outils, des techniques, surtout sur internet. Mais, comme je le dis toujours aux auteurs que j’accompagne dans le cadre de mon service de conseil en communication, ce ne sont que des moyens, pas une fin en soi. À chacun à mettre en place  le mode de promotion qui lui convient le mieux, de façon à garder au sein de cette démarche un maximum de plaisir et de positivisme.

Le sens que l’on donne aux choses que l’on accomplit, n’est pas universel, il est propre à chacun. Dès lors, je suis convaincue que c’est en respectant le sens et les valeurs que l’on met dans son écriture que l’on a le plus de chances de rencontrer ses lecteurs.
Et la question n’est alors plus de savoir si l’on est meilleur que l’autre mais si l’on a donné le meilleur de soi-même… 

10 Jul 2017

Indé et fier de l’être !

Je ne sais pas si vous le ressentez vous aussi, ce vent d’indépendance qui souffle dans le petit monde du livre… Cette brise rebelle qui dépoussière ce monument ancien qu’est la littérature française…

Soirées, dédicaces, logos affirmant le statut d’indé, groupes d’écriture, communautés hyper actives sur le net… 
Après 4 années passées à s’excuser de ne pas être édités, les auteurs indés s’affirment, s’organisent, se professionnalisent et s’écartent, peu à peu, de la case  soit disant obligatoire de l’édition, pour tracer leur propre chemin vers leurs lecteurs.

Indé ou édité ? Il semblerait qu'un vrai choix soit en train de voir le jour.

À chacun sa voie, avec ses objectifs propres.
Si j’ai préféré créer mon métier de prom’auteur, plutôt que de prendre un statut d'éditrice ou d'agent littéraire, c’est parce qu’il est évident que le monde des indés est un lieu où les objectifs de chacun sont éminemment variables ! ( D'ailleurs ceux qui tentent régulièrement de les uniformiser se retrouvent toujours face à un véritable casse tête !)
Parmi les auteurs qui viennent me voir pour du conseil, certains veulent apprendre à communiquer sur le net, d’autres veulent monter dans le top 100 amazon, d’autres encore  veulent juste faire un beau livre pour leurs proches, certains ont besoin de s’organiser et d’avoir un regard extérieur sur leur travail …Répondre à une demande aussi riche, personnelle et variée ne pouvait se faire qu'en écoutant et en s'adaptant à chaque besoin .  

Car le propre de l’indépendance, c’est cela, non ?  Avoir la liberté de choisir ses objectifs et la façon dont on souhaite les atteindre !

Indé ou pas, qui s’en soucie finalement ?
De plus en plus d’acteurs du monde de l’édition traditionnelle, libraires, auteurs, éditeurs, regardent l’édition indé avec intérêt car celle-ci est source de renouveau et d’innovation. Et puis surtout, dès lors que les livres sont édités de façon professionnelle, les lecteurs eux mêmes se moquent de savoir si une maison d’édition est cachée derrière une belle histoire ! D'ailleurs certains auto-édités vendent plus que des auteurs édités et la promotion est, de nos jours, davantage entre les mains des auteurs que des éditeurs …

Comme l’a souligné  récemment un  article du journal du net , l’autoédition est désormais devenue incontournable mais c’est à nous, auteur indés, à faire de ce statut une vraie alternative ! 

Et pour ceux qui seraient de passage à Bordeaux, je leur propose de participer à une initiative mêlant indés, édités et lecteurs curieux qui aura lieu à l’Espace temps le 20 Juillet entre 16H30 et 19h00 : je serai là bas en dédicace et en compagnie de deux autres auteurs bordelais, Brigitte Hue-Pillette et Guy Rechenmann, pour vous parler Bordeaux vue au travers de nos romans et répondre à toutes vos questions ! 

      

03 Jul 2017

Pas édité … La faute à qui ?

« La mauvaise conscience générale permet à chacun de se gratifier d’une bonne conscience individuelle : ce n’est pas moi qui suis responsable, puisque tout le monde l’est. »

Cette phrase de la regrettée Simone Veil, est malheureusement, plus que jamais, d’actualité. La misère, la haine, le chômage, le réchauffement climatique, …le peu d’auteurs édités ! … Toutes les mauvaises nouvelles sont présentées comme conjoncturelles, structurelles, toujours indépendantes de notre volonté !

Mais l’erreur n’est elle pas là justement ? Dans le fait de ne plus envisager que l’on puisse s’attribuer une part responsabilité dans le destin qui est le nôtre ?

Je comprends le découragement ou le scepticisme de nombre d’auteurs face à leur potentiel succès littéraire, et il est une réalité que le monde de l’édition ne vit pas ses heures de gloire… mais, une fois cela dit, que fait-on ?

La critique constructive

Se plaindre ou critiquer sont des déclencheurs mais ils ne devraient jamais être une fin en soi. Constater que les éditeurs n’ont pas le temps ou l’argent pour faire émerger de nouveaux talents ou que, même en étant édité, on ne parvient pas à vendre ses livres faute de promotion, n’est qu’un premier pas. C’est après avoir fait ce constat que j’ai créé le site booknseries et que je me suis auto-publiée. C’est après avoir fait ce constat que j’ai décidé de créer un service de conseil en communication dédié aux auteurs. Et  je peux vous assurer que tous les écrivains avec qui je travaille aujourd’hui, qu’ils soient édités ou indés, sont des personnes qui, comme moi, ne se sont pas arrêtées à un simple état des lieux.  

La notion de  « possible », c’est ce qui change tout !

Tous les jours, on veut nous faire croire que nous nous n’avons pas le choix. Comme si il n’y avait plus aucune place pour la nouveauté, le rêve, la créativité ! Partir du principe que l’on ne sera jamais lu, ni reconnu, tant que l’édition n’aura pas fait sa révolution, c’est nourrir un immobilisme qui bloque tout changement ! Attendre que ça aille mieux, attendre un miracle, attendre que quelqu’un d’autre fabrique votre succès à votre place, c’est tout simplement refuser l’idée du succès possible !

Je m’entends souvent dire que je suis utopiste. Je ne pense pas l’être. Par contre je vérifie tous les jours que notre destin est lié à celui des autres, dans le bon comme dans le mauvais. Croire en soi, croire au changement possible, croire à un monde littéraire libre et créatif c’est comme répandre un virus salutaire : cela part d’une personne mais cela se transmet aux autres... 

25 Jun 2017

Les gros mots…

En tant qu’auteure, que blogueuse, que penseur, je manie les mots au quotidien, avec passion, avec aisance, avec jeu, avec plaisir … Les mots sortent, pensées organisées , émotions exprimées, opinions réfléchies … ils coulent dans ma bouche et puis, parfois, arrive le gros mot. Celui qui a du mal à être pronnoncé, celui qui attire les foudres, celui qui a des conséquences…

Il est des mots que la société a chargé d’une connotation négative et qu’il est difficile de dire sans les faire suivre d’un « mais » pour en arrondir les angles …

"Vegan", "écologiste", "féministe" … autant de mots diabolisés par ceux qui se sont sentis heurtés par le changement ou la réalité qu’ils impliquent...

J’étais vendredi dernier invitée au festival Causette, un festival bordelais dédié aux femmes et à leurs problématiques,  pour y parler de ma condition de femme entrepreneure.

Après une heure de conférence, une question est tombée : vous considérez vous comme féministe ?

Le « non » fût quasi unanime, ce qui entraina la réaction d’une autre personne surprise par notre réticence à utiliser ce mot alors que, justement, nous étions toutes là pour défendre la condition féminine !

Malgré l’intervention très juste de l'animatrice du débat qui précisa que le terme de féministe impliquait une notion de combat, je n’ai pu que reconnaître à quel point l’emploi de cet adjectif était, pour moi, délicat.

Pourtant je considère le combat des féministes comme nécessaire ! (les insurgés de tous poils ne sont-ils pas les seuls vrais garants de nos droits individuels ?! )
N'est-il dès lors pas dommage, qu’ayant écrit un livre qui parle de la place des hommes et des femmes dans notre société, de la difficulté à être une femme qui «  a réussi » sans devenir un homme... je n’arrive pas à mettre un #feminist à la fin d’un tweet sur mon roman FEMALE , sans craindre d’être cataloguée ? Comme si les gens allaient réduire mon livre à un acte militant, alors qu’il pose simplement des questions qui nous concernent tous !  

Certain sujets dérangent, c’est pourquoi une partie de la société s'empresse de faire des mots qui les portent des caricatures, tentant ainsi d'éliminer les idées qu’ils véhiculent.

Il n’existe pas de mot plus juste que «  feministe » pour décrire la défense des droits des femmes, de même qu’il n’existe pas de mot plus juste qu’ « écologiste »  pour dire que l’on défend la nature.
Pour ou contre, employer le mot juste, n'est ce pas faire le premier pas pour ne pas ignorer une idée et contribuer à ouvrir un vrai débat populaire ? 

Et si vous voulez regarder le débat du festival Causette évoqué ci dessus, il est accessible ici  

   

19 Jun 2017

Être lu : du besoin à la stratégie

Écrire est un acte tellement nourrissant, avant, pendant et après son accomplissement qu’il serait illusoire de nier à quel point il répond à des besoins aussi profonds que vitaux.

Lorsque j’écris, mes mains, mon coeur et mon cerveau répondent à bon nombre d’envies irrépréhensibles : celle de laisser mes sentiments s'exprimer, celle d’explorer l’âme humaine,  celle de partager ma vision du monde, celle d’être comprise, celle d’être reconnue aussi...

Comment dire non à ce genre de besoins ? Impossible, n’est pas !!? 

Par contre, quand il s’agit de les assumer et de mettre en place la stratégie  qui permettra de les assouvir de façon satisfaisante, les choses se compliquent un peu …

Pourquoi tant d’auteurs, une fois leur livre achevé, restent bloqués dans leur communication ? Certainement pas parce que leur besoin d’être lu a disparu… 

Mais si on ne peut pas dire non à ses désirs les plus profonds, on peut dire non aux moyens existants pour les réaliser…

Se mettre en avant, prendre du temps pour sa passion au détriment du reste, dire du bien de soi, aller s’exposer en dédicace, se lancer dans les réseaux sociaux, prendre le risque de la critique, du refus d’un éditeur  …. Là se trouvent les vrais freins à l‘édition.

Mais, comme je le dis souvent sur ce blog et aux auteurs que j’accompagne, il n’y a pas une seule méthode. Il n’y a que celle qui vous corresponde et qui vous aide à répondre à cette envie d’être lu. La personnalité, le temps disponible, les compétences, les priorités, de chacun sont uniques.  Mais cette soif d'écrire et de trouver des lecteurs, elle, est commune à tous les auteurs.  Reste donc simplement de trouver le bon endroit, la bonne personne, la bonne stratégie, celle qui permettra de l’assouvir en douceur et avec plaisir… 

Je suis convaincue que le fait de nier un besoin, loin de le tuer, nourrit une frustration au moins aussi grande. Trouver son propre chemin, trouver la stratégie à laquelle on pourra dire « oui » et qui répondra à son besoin d’être lu, n’est pas là vrai secret pour ne pas avoir de regrets ? 

12 Jun 2017

Marketing des livres ou Communication d’auteur ?

Je suis tombée la semaine dernière sur un article de l’Express qui décrivait certaines méthodes marketing de grandes maisons d’éditions, plus ou moins louables, et visant principalement à maintenir l’intérêt des lecteurs vis à vis d’auteurs phares…

Et Oui. Devenu un bien consommable, le livre est à présent soumis au marketing appliqué à tout autre produit de grande consommation. Pub, interview, couverture attrayante…Et face à ces méthodes de vente, une partie du monde littéraire s’insurge, s’exaspère... Pourtant lire, ce n’est pas comme manger du fast food, c’est bon pour la santé, non ? ! 

Alors pourquoi s’énerver face à  une publicité excessive autour des livres ?

Pourquoi le marketing, appliqué au monde littéraire, devient-il un  gros mot ? 

Les techniques marketing visent  à identifier un «client », un lecteur en l’occurrence,  et à l’adresser au mieux... Rien d’horrible à cela, non ?  Ni de déshonorant, il me semble ! Car un livre dépourvu de toute communication faite autour de son contenu ou de son auteur ne peut tout simplement pas arriver jusqu’à son lecteur !

Alors, sauf à rejeter toute forme de promotion, qu’est ce qui nous pousse à ne pas aimer le marketing fait autour des livres ?

Je crois que ce qui, au fond, agace, c’est le fait que la communication soit presque toujours mise au service des mêmes auteurs «  vaches à lait », ceux qui « marchent ». Le marketing n’a alors plus du tout pour objectif de mettre en avant un nouvel auteur ou un bon livre, mais d'abord de vendre coûte que coûte un auteur « bankable ».

En tant que communicante et conseillère en communication auprès d’auteurs sur le site booknseries.fr , je crois aux effets bénéfiques de la promotion quand ils montrent l’intérêt d’un produit et le font connaître. Mais je ne crois pas qu’une recette marketing suffise à faire d’un livre un succès.
Et si des auteurs comme Marc Levy se vendent, c’est bien sûr grâce au marketing fait autour de leurs livres mais aussi, et surtout, parce que des lecteurs les apprécient, ne l’oublions pas … 

Alors , plutôt que de rejeter le marketing du livre, ne devrait-on pas plutôt cesser de confondre la communication qui explique et sort de l’ombre de nouveaux talents, avec celle qui use de techniques marketing pour tenter de faire du beau avec du mauvais ? 

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