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22 Feb 2016

To Be or Not to Be ... an author

Hier j’ai entendu cette phrase : « Enfin, être auteur, je pense que ça implique quand même d’avoir un minimum de public... »

Il est vrai que l’auteur, moi y compris, se pose souvent la question de sa légitimité. Est-elle liée au public, à la qualité, à la quantité ? Nombre d’auteurs édités vendent très peu et n’estiment pas encore faire partie de l’élite des écrivains (connus).  A l’inverse, les proverbes japonais sont innombrables, à la disposition de tous et pourtant anonymes… Et que dire des succès médiatiques portés par le scandale ou la politique qui se vendent comme des petits pains et sont oubliés aussi vite que l’est un tube de l’été ?

Du coup, j’ai décidé d’aller faire un petit tour dans mon dictionnaire… Or ce dernier me dit, en substance, que l’auteur est celui qui compose des ouvrages littéraires, qui en fait sa profession, qui est habile dans l’art d’écrire.

Profession versus Art …Peut être est-ce de là que vient le problème de la définition d’un auteur ? Dans nos mentalités occidentales, ce qui ne rapporte pas un minimum d’argent n’est pas un vrai métier. Ainsi l’écriture, au-dessous d’un certain seuil de rentabilité, ne serait pas légitime ? Stupide, non ? Car quel écrivain, et quel artiste en général,  vit aujourd’hui totalement de son art ? Une poignée. La plupart des auteurs ont une activité connexe ou parallèle. C’est mon cas et c’est le cas de 90 % de ceux que je connais.
L’argent gagné peut donc être un critère mais, heureusement, il n’est pas le seul. Et surtout, je ne pense pas qu’il soit le plus important. Ecrire est une passion mais, comme toutes les passions, elle doit se travailler, se pratiquer quotidiennement pour se nourrir et grandir. Sinon elle reste un loisir ponctuel… ce qui, je le précise, n’est pas du tout un problème, dès lors que l’on en a conscience. Entre mon premier roman, « Comme un garçon »  et « Une vie Meilleure », la différence est saisissante : sur le fond, mais sur la forme aussi. Entre les deux, j’ai écrit deux autres romans, travaillé mon style, progressé dans ma mise en page, évolué dans la façon de raconter mes histoires, d'en parler aux autres…

Je crois qu’être auteur, comme toute activité qui a vocation à devenir une profession, c’est avant tout se considérer comme tel, et y croire. Non pas parce que l’on a écrit une fois, ou échoué une fois, mais parce que l’on sait que l’on va écrire encore et encore et que l’on va vouloir devenir meilleur chaque jour dans cette discipline. Meilleur par plaisir, parce que l’on vit une passion.  Meilleur par ambition, parce qu’il n’y a aucune honte à vouloir être reconnu ou vendu (oui. même si on n’habite pas aux STATES J) Meilleur par respect pour les auteurs que l’on admire et, surtout, surtout ….par respect pour ses lecteurs ! 

15 Feb 2016

Les secrets cachés sous les couvertures

Talaaaa ! Aujourd’hui c’est le Jour J ! Je vous dévoile enfin la couverture de mon livre et, avec elle, les petits secrets qui ont accompagné sa création. Car, à mon sens, le choix d’une couverture est loin d’être un détail, une simple illustration que l’on viendrait plaquer sur 300 pages pour tenter d’en faire un vague résumé. La couverture est un acte créatif à part entière qui doit aboutir à quelque chose d’unique, de cohérent ….et de sexy bien sûr !

Pour ce qui concerne l’aspect unique, je considère que, pour le conserver, il faut d’abord imaginer la couverture dans sa tête. Les images existantes, dessins, photos trouvées sur le net peuvent être une source inspiration, mais ne doivent pas brider l'imagination. Il sera plus simple de créer ou de trouver la bonne illustration si elle est claire dans votre tête que de faire « rentrer » votre histoire dans une image existante. C’est comme si deviez choisir le titre de votre livre parmi une liste… Vous auriez l’impression d’être très  limité dans votre approche, n’est-ce pas ? Pour ma part, et même si je n’exclue pas un jour d’utiliser la photo, je travaille avec un graphiste-dessinateur que je briefe sur l’univers, le style, les thèmes de la couverture. Puis il lit mon livre et nous échangeons. Ainsi, de cette double vision créative, intérieure et extérieure, émerge  peu à peu une création unique qui me fait l’effet d’un rêve qui deviendrait réalité. Pour « Une Vie Meilleure », le suspense, le héros, et les ambiances nocturnes m’ont inspiré une affiche de film des années 60, comme celle de L’Inconnu du Nord Express. Nous sommes donc partis de là pour travailler et arriver au tableau de la 1ière de couve .

La cohérence est un autre point. J’en suis à mon quatrième roman mais, dès le premier, j’ai établi une charte pour mes couvertures, une façon de les présenter que je conserve afin de créer une collection Booknseries. Ainsi, lorsque j’imagine une nouvelle couverture, j’ai déjà le format, la mise en page, le code couleur. Il ne me reste qu’à y intégrer la nouvelle illustration. Le choix d'un dessin et d'une  police de titre qui en fasse partie, est aussi un moyen d’ancrer mon univers dans ce qu’il a de spécifique et de renforcer l’identité de mes œuvres. Entant que lectrice, j’aime faire des collections à aligner sur mes étagères... Je voudrais que mes livres suscitent cette même envie. ...  Et sur ce point, il est vrai que mon expérience dans les domaines du marketing et de la communication me permet d’avoir cette approche de façon très instinctive.

Enfin, bien sûr, je souhaite que ma couverture soit attractive, sexy, qu’elle interpelle … Que l’on ait envie de saisir mon roman sur une pile ou d'en choisir la couverture à l’écran… Que l’on se demande qui est cet homme ? Pourquoi cette silhouette ? Que l’on ait envie de soulever cette page de papier glacé avant même d'avoir lu le pitch... 
J’espère y être arrivée à chaque fois... mais vous en êtes seuls juges ! Alors dîtes-moi, que pensez vous de celle ci ?

 

08 Feb 2016

Fâchée avec les accents … et heureuse de l’être !

La semaine dernière, en pleine correction de mon polar «  Une vie Meilleure » (oui, c’est le titre… ;)  et alors que je me battais avec les accents, les accords de mots invariables et les traits d’union, que vois-je passer ? La mise à mort officielle ( car, renseignements pris, elle avait déjà été annoncée depuis longtemps mais certains irréductibles gaulois enseignants y résistaient encore) d’une certaine race d’accents circonflexes.

Obsolète, désuet, pas assez 2.0 (encore que fort heureusement toujours présent sur nos claviers), le petit chapeau se voit désormais relégué au plan d’option. On ne va pas s’embêter avec la langue française non plus ! … Et même si on nous assure que les mots à double sens conserveront leur apparat, j’ai du mal à croire que nos jeunes ne finiront pas par les éradiquer de leur vocabulaire, plutôt que de retenir quelques exceptions de plus… Fin du jeûne, fin de la tâche… Pas si grave allez-vous me dire … OK . Je suis moi même assez fâchée avec les accents et loin de lutter contre les abréviations que le smartphone nous amène peu à peu à substituer aux mots complets.
Mais au delà du détail orthographique,  qu’en est-il de la démarche que nous amène à faire le respect de l’orthographe ? Etymologie, lecture, curiosité intellectuelle, réflexion, logique, mémorisation… Je peux comprendre que certaines évolutions orales, dans l’utilisation des temps notamment (le subjonctif à l’oral … bof bof ), soient inéluctables. Mais l’écrit ! Comment faire ce type de réformes sans se dire que nos enfants, déjà moins concernés par l’orthographe et plus éloignés de la lecture que les générations précédentes, ne vont pas peu à peu arrêter de réfléchir à l’écriture des mots qu’ils utilisent ?

Personnellement, le niveau d'exigence que ma posture d’écrivain m’impose vis à vis de l’orthographe nourrit ma curiosité, ma rigueur, mes réflexions et ma culture. Je ne pense pas que cela soit si inutile que cela, si ? Surtout par les temps qui courent… Et  si l’enjeu vous semble encore anodin, amusez-vous donc à compter le nombre d’accents circonflexes utilisés dans cet article … ;)

01 Feb 2016

Polar vous avez dit Polar ?

C’est avec un immense plaisir que je me suis immergée ce week-end, pour les besoins d’un article, dans l’univers inquiétant de « Monsieur Ripley », oeuvre incontournable de Patricia Highsmith, un auteur dont le talent pour le suspense et les ambiances ambiguës me captive autant en tant que lectrice, qu’en tant qu’écrivain !

Or j’ai découvert par hasard que cette romancière, dite « de polar », avait confié à un ami qu’elle ne se considérait pas du tout comme un auteur de roman policier, mais avouait, par contre, aimer l'idée du suspense, et être fascinée par l'amoralité.

Découvrir cet aveu m’a particulièrement interpellée car, en tant qu’auteur de romans noirs où s’immisce le crime, je peine souvent — entre  suspense et polar ­— à classifier mes écrits. J’ai beau parler de meurtres ou de flics, je n’ai jamais le sentiment qu’il s’agisse vraiment du sujet principal. Mon attention, lorsque j’écris, est totalement centrée sur le profil psychologique de mes personnages, sur leurs dilemmes. Le crime, s’il a lieu, n’est dès lors qu’un dérapage, une opportunité d’aller observer ses conséquences irréversibles et de créer du suspense... Mais jamais une motivation première.

Or en lisant Monsieur Ripley et en en visionnant ses deux adaptations cinématographiques, j’ai réalisé qu’effectivement, la richesse de l’oeuvre, pourtant qualifiée de polar, résidait moins dans l’enquête (quasi absente d’ailleurs) que dans l’ambiance interlope et le profil borderline de Tom Ripley.   Un trio amoureux aux relations masochistes, la quête de reconnaissance sociale, la fausseté des apparences: voilà les vrais thèmes que posent ce roman. Le meurtre n’est qu’une conséquence inévitable, un billet sans retour vers la folie. 

D’ailleurs, les deux adaptations du rôle au grand écran (« Plein Soleil » de René Clément en 1960 – « Le talentueux Monsieur Ripley » d’Anthony Minghella en 1999), différentes mais finalement assez complémentaires, illustrent bien cet univers à la fois magnifique et inquiétant, où le côté psychologique des personnages prime sur le polar. Entre la froideur d’Alain Delon et la maladresse juvénile de Matt Damon, Ripley est un personnage terriblement humain dans ses souffrances et dangereusement amoral dans ses actes : c’est ce qui en fait un héros aussi fascinant.

Chabrol disait: « J'aime le polar, c'est comme une bouée de sauvetage pour explorer l'humain. On peut y présenter les pièges de l'existence, une énigme, qui est totalement ou partiellement résolue à la fin du film. » J’adore cette définition. Et si le polar n’est finalement qu’un prétexte aux questionnements de l’être humain sur son existence et une porte ouverte vers le suspense, alors oui c’est certain : j’écris bien des polars !

 

25 Jan 2016

ADN

Hier, une amie m’a envoyé via twitter mon ADN, fait d’EMOJIS twitter. Un pour Booknseries, un pour elle et moi. Il y avait des livres, des flingues, des couteaux, des (Series)TV, des stylos, des emojis qui riaient, d’autres qui pleuraient, d’autres qui s’insurgeaient… Des choppes de bière aussi ! :) Bref, une espèce de condensé visuel de ce qui me/nous caractérise ! Je me suis dit « Hey ! C’est cool ! C’est simple mais c’est cohérent ! » Et j’ai tout de suite imaginé ce que cela pourrait donner si je l’appliquais à mon dernier livre, ou que je l’élargissais à mes thèmes d’écriture. Car je perçois vraiment l’univers d’un auteur comme un ADN. Une accumulation de données aussi fortes qu’immuables qui lui dictent, non seulement ses thèmes et son genre de prédilection, mais aussi ses décors, ses héros, leurs dilemmes … Je sais que mon ADN est fait de Romans noirs, de Suspense, de Polars, d’ambiances nocturnes, de feux de cheminée, de musique rock, de personnages complexes et souvent borderline, d’histoires d’amours compliquées, de combats face à la norme établie, de questions existentielles sur la relative autonomie de l’animal social que nous sommes devenus…. Je pourrai bien sûr, durant ma carrière d’auteur, évoluer dans mon écriture, m’essayer à d’autres exercices littéraires… Mais je reste persuadée que je resterai fidèle à mon ADN. Il est à l’origine de mon univers d’auteur, il est mon moteur. Le nier serait tout simplement faire le choix de rentrer en conflit avec ma source de créativité, au risque de la tuer ! Décider d’exister en tant qu’auteur, c’est exactement comme décider d’exister en tant qu’individu : on a beau construire son image, parfois même utiliser un pseudonyme, il faut savoir reconnaître son ADN et le laisser s’affirmer … C’est, à mon sens, l'unique moyen de continuer à écrire avec justesse et originalité. 

18 Jan 2016

Suspense

«  Ce suspense est insoutenable. Pourvu qu’il dure ! ». C’est la citation d’Oscar Wilde que j’ai choisie de mettre en en-tête de ce blog… et ce n’est bien sûr pas un hasard ! Je l’ai choisie parce qu’elle exprime exactement l’état d’esprit dans lequel je prends la plume. Lorsque j’écris, je n’ai qu’une obsession : tenir le lecteur en haleine ! Entant qu’auteur, on ne peut pas plaire à tout le monde. Mais une fois qu’on a accroché un lecteur, on n’a pas le droit de le décevoir. Rien de pire qu’une histoire dont le rythme ralentit ou dont la fin est prévisible bien avant les dernières pages, n’est-ce pas ? Alors comment faire pour éviter cet écueil ? De mon point de vue, maintenir un certain suspense pendant toute la durée d’un récit n’est pas seulement question de genre. Le suspense n’est pas uniquement lié aux révélations qu’entrainent la découverte d’un coupable improbable. Il passe par l’art plus complexe de distiller, un peu partout, l’envie de tourner les pages : grâce à des scènes d’action intenses et des rebondissements bien sûr, mais aussi au travers d’une découverte très progressive de personnages complexes… ou encore en utilisant un mode de narration qui ne permettra pas au lecteur d’avoir un point de vue unique, objectif sur l’histoire. « Faire croire que  », balader le lecteur en quelques sortes…  lui donner la sensation qu’il avance et, en même temps, qu’il a, jusqu’à la dernière page, quelque chose à découvrir.  Voilà mon ambition. Ma correctrice dit de moi souvent de moi que je suis « la reine du suspense ». Je n’ai pas l’habitude de  revendiquer des titres… mais j’avoue que j’emprunterais bien celui là à Mary Higgins Clark !  :)

11 Jan 2016

More than Words .

Aujourd’hui, et via l’illustration de cet article, je vous livre le tout premier extrait de mon prochain roman , « Une Vie Meilleure », qui paraitra en février prochain. Un extrait qui parle de la force des mots et, plus exactement, de la force des mots écrits sur le net.
Avez vous remarqué à quel point le fait de coucher ses pensées sur du papier a un effet amplificateur ? Comme si la transformation de nos idées en lettres formées par nos mains leur conférait un super pouvoir. Choisir ses mots, sa ponctuation, imaginer l’interprétation qu’en fera son interlocuteur et lui donner ce pouvoir grisant de garder une trace de nos pensées pour toujours…  L’arrivée du chat sur les réseaux sociaux et des SMS a encore accru cette force des mots. Alors que la production d’écrit semble banalisée, qui pourrait dire qu’un simple « Je pensais à toi »  reçu par SMS et équivalent à celui prononcé au téléphone ? Ces 4 mots, selon qui nous les envoie, la ponctuation dont ils sont suivis, l’état d’esprit dans lequel nous les recevons,  ne peuvent–il pas  être interprétés de 1000 façons... Le temps de réponse, lui aussi, est capital. L’instantanéité des moyens utilisés nourrit l’émotion, l’impatience. Un silence, même de quelques minutes, devient rapidement incompréhensible, insupportable. Tout va plus vite, tout dérape plus vite, aussi…  Malentendus, espoirs, mensonges… Les mots couchés sur l’écran peuvent transformer, remplir, détruire… Autant de raisons de jouer avec eux dans mes romans... ;)   

04 Jan 2016

Bonnes résolutions

C’est la saison des bonnes résolutions. Personnellement, je n’en prends jamais. Pas par manque de volonté. Plutôt parce que je n’aime pas l’idée de devoir changer alors que je sens que ce n’est pas le moment, et simplement parce qu’une date anniversaire me l’ordonnerait. Pourtant, je crois intimement au changement. La nécessité de saisir toutes les opportunités de vivre de nouvelles expériences, d’évoluer, surtout s’il s’agit d’être plus heureux - ou meilleur -  est d’ailleurs un thème récurrent dans mon écriture, une source d’inspiration inépuisable.

Car changer ses habitudes, même s’il s’agit d’un détail, soulève souvent une question plus grave qu’il n’y paraît : le besoin de devenir quelqu’un d’autre, l’obligation de fuir une menace, la nécessité de cacher un secret, un amour qui nous submerge… Et le changement est d’autant moins neutre qu’il met toujours l’être humain face à ce choix difficile : souffrir ou s’adapter. Or l’Homme est de moins en moins adaptable. La société formatée dans laquelle nous vivons l’a rendu inapte à supporter les désagréments du changement, s’il ne s’y est pas préparé.  Alors, bien souvent, face aux bouleversements de sa vie, la peur le rattrape et son envie de mouvement se transforme en une simple aventure, un divertissement qu’il s’empressera d’oublier en replongeant dans ses habitudes…

J’ai récemment lu un excellent livre de Tonino Benacquista, « Quelqu’un d’autre », dans lequel les deux héros, tout à fait par hasard et totalement ivres, se lancent un soir le défi de devenir celui qu’ils ont toujours rêvé d’être, tout en se donnant rendez-vous un an plus tard, pour voir s’ils y sont arrivés. Ce roman, à la fois drôle et dramatique, montre très bien à quel point le changement est au moins autant une question d’objectifs que de conséquences. Changer, c’est mettre en route un mécanisme et accepter les aléas dans son fonctionnement.   Alors oui, je vais continuer à parler du changement,  à l’observer, un carnet d’écriture toujours à portée de main… Mais pour ce qui est du nouvel an, je me contenterai de vous souhaiter sincèrement, et du fond du cœur, une très bonne année, pleine d'envies,  d’aventures extraordinaires et d’imprévus !           

21 Dec 2015

Christmas Break

Voilà. Déjà les vacances de Noël. Lundi matin et, malgré la température anormalement douce, il semble que la ville se soit soudain enveloppée d’un manteau neigeux. Moins de bruit. Peu de voitures dans la rue. Durant deux semaines, la France va fonctionner au ralenti. Deux semaines entre parenthèses, durant lesquelles chacun va disparaitre, repoussant toutes ses affaires courantes à l’année prochaine. Personnellement, Noël ne me perturbera pas beaucoup. Un diner chez mes parents le 24. Un déjeuner en petit comité et à ma table, le 25… Et ça y est : je pourrai reprendre une vie normale… ou presque. Car, cette année, les vacances de Noël ont un goût un peu particulier. Dans ma nouvelle vie d’ "auteure-entrepreneure", les mots « vacances » ou « week-end » ont un sens encore flou, tant ma tête ne cesse de fonctionner et a hâte de nouvelles avancées. La façon dont je veux aider à l’émergence de nouveaux talents littéraires se précise. La confiance que m’accordent les auteurs me porte. J’ai envie de plus. Vite. Je sais que ma vocation est là. Ecrire et promouvoir des auteurs. Je suis impatiente d’aller plus loin. Avide de nouvelles rencontres et de réalisations plus nombreuses... Mais puisque cette quinzaine me contraint à une certaine paralysie, alors je vais, moi aussi, tenter d’en profiter pour reposer un peu mes petites cellules grises. Essayer de leur imposer un ralentissement salutaire et favorable à l’émergence de bonnes et de nouvelles idées. Continuer à les nourrir, de mots bien sûr, mais aussi d’émotions, porteuses de créativité. Bref, leur offrir à elles aussi un "Christmas Break " avant d’affronter une belle et nouvelle année . Bonnes fêtes à tous …

14 Dec 2015

The End

Je l’annonçais la semaine dernière sur ma page Facebook : j’ai terminé l’écriture de mon dernier roman. Je n’ai jamais écrit aussi vite… Sûrement était-ce faute de temps... En tous cas, voilà : les 280 pages sont là. A la fois lointaines et proches, elles attendent d’être relues. Je suis impatiente de redécouvrir mes phrases. Je suis fière aussi, d’avoir réussi à imaginer et à construire une quatrième histoire… Mais je dois bien avouer que je me sens aussi envahie par ce doute, propre à la fin de l’écriture d’un livre. Je me demande si, finalement, l’histoire plaira. J’ai bien conscience qu’elle ne plaira pas à tout le monde mais, alors que j’en ai à peine commencé la réécriture, j’ai déjà ce sentiment que le livre ne m’appartient plus. Il appartient au lecteur. C’est pour lui que je corrige. C’est pour lui et en ne pensant qu’à lui, que je travaille à présent. Le pitch que j’en ferai s’affine peu à peu dans ma tête. Les critiques que je pourrais recevoir par rapport à tel ou tel passage affluent à mon cerveau. Je corrige. Je doute. J’ai hâte. J’ai peur. Ecrire un livre, c’est un peu comme attendre un enfant. Pendant la grossesse, on est tout à son bonheur, intime et secret. Et puis vient le jour de l’accouchement. Un passage douloureux, effrayant mais aussi tellement excitant… Hier, mon livre était mon jardin secret. Demain, il sera une partie de moi que j’offrirai au regard et à la critique des autres. Alors, je l’abandonnerai à son public. Il aura sa vie propre. Ce qu’on en dira m’affectera, bien sûr, mais il ne m’appartiendra plus… Et moi, pour ne pas trop y penser, je feindrai la distance et passerai à une autre histoire... Mais n’est ce pas cet étrange phénomène qui se répète à chaque fois que l’on écrit le mot « FIN » ...?

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