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22 Nov 2015

L'amour à genoux

Je vous parlais récemment de ma croyance en l’Amour en tant que lien nécessaire entre les hommes et même l’univers tout entier. Je vous ai dit croire en son pouvoir de guérison mais soulignais aussi combien je craignais que nous ne fassions pas grand-chose, au quotidien, pour qu’il s’exprime et se nourrisse. Aujourd’hui, je me demande même si nous ne nous sommes pas appliqués à tout mettre en œuvre pour le faire disparaître. Pour l’éradiquer de nos vies, comme un virus. Et si nous étions peu à peu en train de tuer l’Amour ? De tellement lui faire bouffer la poussière qu'il en vienne à vouloir disparaitre définitivement de ce monde ? Parce qu’excusez moi de vous le dire, mais l’Amour a bien de la patience d’être encore là pour nous, alors que nous semblons vouloir tout faire pour le réduire à un objet de consommation : bradé, à la mode, éphémère, loué, sponsorisé, soumis à des normes d’expression, de quantité, de qualité… Ces jours ci, aimer son prochain nous semble être un Devoir National. Mais demain ? Serons-nous à nouveau trop occupés à payer nos factures, à acheter nos cadeaux de Noël, à nous « liker », à nous « unfollower », à nous agacer de tout, à avoir peur de tout … ou prendrons nous encore le temps de communiquer avec nos semblables et de rêver à un Monde Meilleur ? Et lorsque je dis cela, je ne m’exclue pas du lot. Il m’aura fallu de nombreuses années pour réaliser que l’Amour n’est pas une source de faiblesse mais une force incroyable et surtout, une donnée indispensable à la réalisation de chacun. J’ai longtemps cru que juger, lutter, avancer seule, pouvait me rendre plus forte qu'aimer ou partager. C’est en créant des personnages sombres et incapables de donner de l’amour que j’ai compris que je voyais cette dureté comme une sorte de mal nécessaire. Comme si, dans notre société, il était dangereux de trop aimer. Comme s’il était illusoire de croire que l’on pouvait être un individu confiant, bon et suivre en paix ses aspirations. Or plus le temps passe, plus que je m’aperçois que je ne suis pas la seule à ressentir cela. Comme dans un mauvais roman d’anticipation, La Peur a pris le pouvoir sur l’Amour. La Peur, l’isolement et le combat sont quotidiennement mis à l’honneur, tandis que l’Amour et la solidarité ne ressurgissent qu’en cas de catastrophe. Cela signifie t-il qu’il faille que nous ayons à subir davantage de massacres pour nous rappeler la valeur de l’Amour ?… Non ? Alors que fait-on ? Au lendemain des horreurs qui nous ont frappées c’est non seulement la France mais aussi l’Amour, que l’on doit aider à se relever. Il est temps de le remettre au cœur de nos vies et de le laisser s’exprimer dignement au travers de notre créativité, de notre curiosité, de notre individualité, de l’écoute de nos envies positives et de nos aspirations profondes… Parce que là où l’homme tue l’Amour, il laisse un vide qu’il cherchera forcément à combler par d’autres addictions, souvent beaucoup plus sombres et beaucoup plus destructrices…

16 Nov 2015

Le rôle de l'auteur

Dans les tragiques circonstances que vous connaissez tous, j’ai écrit samedi dernier un billet sur ma page FB. Un billet que j’ai d’abord hésité à poster, non pas à cause de son contenu, (puisqu’il s’agissait de parler d’amour et de respect) mais à cause de ma légitimité à écrire dans de pareilles circonstances. Quel droit avais-je de partager mes pensées sur la tragédie qui nous affectait tous ? Qui étais-je pour donner mon avis sur des événements qui n’ont touché aucun de mes proches, ne sont pas arrivés au coin de ma rue, et concernent des problèmes politiques et sociaux complexes, dont je suis loin de connaître tous les tenants et aboutissants ? Quelle légitimité avais-je à écrire sur le sujet ? Tout ce que je savais, c’est que j’avais une furieuse envie, un besoin impérieux même, de prendre la parole et de partager ce message d’amour. J’avais envie d’utiliser les réseaux sociaux, parce que je voulais donner à mes réflexions une valeur communicative, interactive. J’espérais qu’en partageant mes idées, je rendrai à certaines personnes la capacité de sortir de la peur pour réfléchir à l’avenir de l’Homme et à son arme la plus efficace pour survivre : l’amour. Le matin même, pour faire comprendre à mes enfants à quel point tout cela était important, je leur avait dit une chose : pensez vous que ces hommes, s’ils avaient été amoureux, auraient pu faire ce qu’ils ont fait ? Mes fils ont souri : non bien sûr. Parce qu’être amoureux, c’est se sentir aimable, aimer l’autre et aimer la vie. L’amour à lui seul peut sauver l’homme, j’en suis persuadée. Mais il s’entretient. Qu’avons nous fait depuis dix mois pour guérir le monde de la haine ordinaire à laquelle je faisais allusion dans mon post ? Que faisons nous chaque jour pour être capables d’aller au delà de nos névroses, des pressions que nous imposent la société de consommation et ses discours uniformes ? Quelle image de l'amour, du respect, transmettons nous à nos enfants ? Que faisons nous pour être plus en paix avec nous même et donc, avec les autres ? Ces questions, je m’en rend compte, reviennent dans tous mes livres, avec d’autres questions existentielles qui font que l’homme, à un moment donné, se trouve face à un dilemme : continuer à nourrir son côté obscur ou essayer de s’aimer pour devenir meilleur. Le fait qu’aujourd’hui mes réflexions s’illustrent au travers d’une violente réalité m’a amenée à penser que mon travail d’auteur ne s’arrête pas aux pages de mes fictions. Mon rôle, entant que penseur, est aussi de poser des questions sur la place publique. Il est de ma responsabilité de ne pas fuir quand la réalité rejoint la fiction. Entant qu’auteur, je divertis. Mais je suis aussi un être humain qui pense quotidiennement à des questions de société et tente de questionner les autres sur ces sujets. Les artistes avaient jadis ce rôle d’agitateurs de pensées. Aujourd’hui ils ne se croient plus légitimes et se contentent trop souvent de se limiter à leurs rôles de saltimbanque et de commerçant. Les cafés intellectuels de saint Germain, les débats polémiques à la télévision, tout cela a disparu. Mais il reste la toile. Internet peut être un nouveau lieu d’échange, si chacun prend garde à rester constructif, à peser ses mots. Alors voilà, j’espère que vous tous, amis penseurs de tous horizons, participerez à ce mouvement pour que ce deuxième drame en un an, ne disparaisse pas en un feu de paille, une fois l’émotion passée. Chaque voix est importante. Chaque individu est un moteur. Et je crois qu’il est urgent de participer à une réflexion sur la place que chaque individu souhaite avoir dans le monde et sur la façon dont il peut l’aider à sortir de la noirceur dans laquelle il s'est englué. Pour ma part et en toute modestie, je continuerai donc à vous parler ici de ces questions et serai heureuse, si ma voix vous interpelle, d’échanger avec vous…

09 Nov 2015

Fe-male

Fille ou garçon? Homme ou femme ? Je dois avouer que j'ai toujours eu du mal à définir quel sexe dominait en moi. Je suis une femme bien sûr, une mère aussi mais, pour une raison obscure, j'ai toujours rêvé d'être un homme. D'avoir cette force, ce détachement, ce pouvoir de séduction presque intemporel... cette supériorité ? Oui, je sais, cela peut sembler un peu pitoyable et totalement à l'encontre de l'idée d'une émancipation saine de la femme, entant que telle. Mais peu importe. J'assume cette distance avec mon sexe parce que , grâce à elle, je suis restée curieuse et ouverte à d'autres modes de pensées et de raisonnements que les miens. Parce que, grâce à ce tiraillement, j'ai un jour saisi la plume et ai écrit mon premier roman, "Comme un garçon". Par la suite, je me suis aperçue que, pour chacune de mes histoires, j'avais un réel plaisir à créer des héros masculins, à la personnalité complexe ou ambigüe. A mettre dans ces personnages certains de mes fantasmes, une part de ma sensibilité mais aussi tous les doutes et les émotions que j'avais lus en chacun des hommes que j'avais  pu croiser.  J'ai d'ailleurs constaté avec plaisir que les hommes étaient particulièrement touchés par mes héros masculins, souvent surpris qu'une femme ait pu créer des personnages aussi crédibles... Ce qui m'a encouragée à  continuer à fouiller cette dualité dans mes romans.  J'ai lu récemment que c'est en laissant la part du sexe opposé s'exprimer en soi que l'on permettait à l'autre de s'assumer. J'aime cette idée... Mais en attendant de m' être totalement réconciliée avec la bonne femme que je suis, je préfère garder, pour me définir, le terme anglais de "female" : un mélange de virilité, de féminité mais surtout d'émotions universelles qui nourrissent ma vie, mes relations ...et ma plume .

02 Nov 2015

Poupées russes

 

En ce deuxième jour du NaNoWrimo , et alors que je viens de passer le cap des 20 000 mots de mon prochain roman( pas en 1 jour , je vous rassure, mais en un mois quand même ) , j'ai décidé de me lancer un défi un peu différent de celui des Wrimos mais tout aussi difficile à mes yeux. Celui de partager régulièrement avec vous mon univers via ce blog . Je parle souvent de mon site , Booknseries.fr, rarement de mes romans, qui sont pourtant à l'origine de cette initiative que je porte depuis plus d'un an. Alors que je viens, après presque vingt ans de carrière, de quitter le monde de l'entreprise pour me consacrer entièrement à mon projet d'édition et à mes livres, je m'aperçois que je renoue de façon plus intime, plus lucide, avec l'un des thèmes majeurs de mon écriture: celui de l'inaptitude de l'Homme à trouver sa place en Société, à s'affirmer entant qu'individu. La nature humaine ne cesse de me fasciner par les contrariétés et les masques qu'elle s'impose. Je décrivais récemment la quête personnelle de l'un de mes héros comme un jeu qui aurait consisté à enlever chacune des poupées russes que la vie l'aurait poussé à mettre sur la minuscule poupée de départ. La plus jolie. La seule que l'on a finalement vraiment envie de trouver et de garder. La famille, les amis, la société nous obligent à créer des poupées plus fortes, plus grosses, aux masques souvent caricaturaux. S'autoriser à être ce que l'on est , c'est retrouver cette minuscule poupée. Reconnaitre que, quoi qu'on fasse, elle restera à l'origine de tout. L'ignorer, c'est prendre le risque de passer à côté de son destin et laisser la place à des mécanismes de défense, souvent négatifs et dévastateurs. Dans les deux cas on peut se laisser submerger. Dans tous les cas il est question de choix . Alors voilà , ce matin, j'ai décidé de laisser parler la plus petite de mes poupées , tout en sachant que, dans quelques secondes, les autres iront à coup sûr se nicher dans les lignes de mon roman ...

11 Apr 2015

Découvrez mes romans en épisodes gratuits sur booknseries

Vous ne le savez peut-être pas encore mais l'auteure que je suis est aussi prom'auteure d'écrivains indépendants via le site booknseries.fr , un site que j'ai créé en 2014 et qui a vocation à faire découvrir via épisodes hebdos et gratuits, des romans à suspense triés sur le volet par votre serviteur( cliquez ici pour découvrir la librairie http://www.booknseries.fr/notre-selection-romans/)
Mes romans font partie de la bibliothèque booknseries et sont à ce titre disponibles en serial lecture gratuite. Pour les découvrir, il suffit de cliquer sur le lien ci après http://www.booknseries.fr/devenir-un-serial-lecteur/ , et de devenir serial lecteur.
La serial lecture 5 débute le vendredi 17 avril dans votre boite mail... alors à bon entendeur et à bon lecteur ...;)    

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