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22 Aug 2016

Célébrer son écriture

Aujourd’hui c’est le Ray’s Day, (pour ceux qui ne connaitraient pas, le jour de la célébration du livre sous toutes ses formes) mais c’est aussi, et là peu de gens le savent, l’anniversaire du jour où j’ai mis fin à une partie de ma vie d’avant, celle dont je parlais ici dans mon tout premier article blog, pour laisser toute la place à mon site, booknseries.fr et à mon écriture. 

Un an donc que j’ai fait le choix un peu fou de laisser tomber un poste à responsabilité dans une entreprise high tech pour un travail de conseil aux auteurs en freelance et pour l’auto-édition. Certains parleraient d’une prise de risque énorme... Pour ma part, je considère que réalisation de soi rime avec mouvement et qu’il n’y a, dès lors, aucun bonheur possible sans une certaine prise de risques.

Donner une chance à son écriture

J’en parlais cette semaine à un ami qui a pris une lourde décision en se séparant de sa compagne : « C’est courageux » lui ai-je dit. « Beaucoup de gens préfèrent se plaindre et ne pas prendre le risque d’être heureux »
Choisir une nouvelle voie, décider d’écrire un roman, faire de son bien-être sa priorité,  cela n’arrive pas par hasard. Il faut, à un moment donné, admettre qu’il n’y aura pas de bonheur sans cela mais aussi que personne ne peut décider à notre place de passer ce cap là. J’ai lu cet été "Les Visages Ecrasés" de Marin Ledun, un excellent thriller qui montre bien  à quel point les victimes d’un système dysfonctionnel sont aussi souvent leurs propres bourreaux, simplement parce qu’elles n’arrivent pas à en sortir et contribuent ainsi à le nourrir... Rompre avec le poids des habitudes, de l’éducation, ne pas laisser la peur tuer l’envie de créer ...mais aussi croire en soi et le dire.

Donner une réalité à son écriture.

Il y a un an ce blog n’existait pas et évoquer mon écriture, bien qu’ayant déjà écrit 3 romans était quelque chose de difficile. Un an et un roman plus tard, je mesure à quel point la place que j’ai donné à mon écriture m’aide à en parler et à la développer. Car ne pas communiquer autour de ce que l’on fait, ne pas agir comme un auteur, c’est nier ce statut. Dire que l’on écrit du bout des lèvres, c’est considérer soit même qu’on ne sera jamais lu. Je pense qu'un artiste doit pouvoir parler librement de ses créations si il veut pouvoir continuer à créer. Aujourd’hui je suis fière de mes livres et j’ai envie d'être lue. Je ne sais pas si je serai un jour un auteur connu mais je sais que je n’agirais pas différemment pour le devenir.  J’ai publié un quatrième roman début 2016 et le cinquième sortira en fin d’année. Plus je parle de mon écriture, plus elle existe et plus elle existe, plus elle se nourrit.

Pour ma part, j’ai donc décidé de célébrer aujourd'hui mon écriture en m’adressant à la fois aux lecteurs et aux auteurs:

- en offrant à chaque nouvel inscrit à la serial-lecture  booknseries mon roman « Une vie meilleure »

- en offrant mon guide Pratique «  Apprendre à bloguer pour être lu » à tout nouvel inscrit à la newsletter de conseils en communication Booknseries

Et vous ? Qu’allez vous faire aujourd’hui pour fêter votre écriture ? Il est temps de vous féliciter-vous du courage que vous avez d’écrire et, en ce jour du Ray’s Day, d'en parler !     

25 Jul 2016

Master auteur: mythe ou (télé)-réalité ?

Qu’est ce qui fait qu’un livre devient ou non un best seller ? Quel auteur ne s’est pas déjà posé la question ?

Un peu partout pullulent des méthodes ou des articles nous vantant le succès de certains genres auprès du mal nommé «  grand public ». Et force est de constater, comme je le lisais dans un récent article de l’Express, que les têtes de gondoles des libraires sont réservées à certains genres très identifiés : le thriller sanglant, la saga YA, la romance érotique, l’autofiction (souvent voyeuriste) et le roman philosophique « qui fait du bien » semblent avoir fédérés à eux seuls le coeur des éditeurs et des lecteurs.

Alors cela signifie t-il qu’écrire dans un de ces genres garantisse le succès ?

La tendance du roman tabloïd

On peut constater que, depuis quelques années, le roman a, en quelques sortes, pris le relais des tabloïds : du sang, du sexe, du scandale et des célébrités. Prenez au moins 2 de ces ingrédients, accrochez-y un titre vendeur (et si possible un auteur à succès) et vous avez là une recette que THE SUN a inventé il y a plus de 40 ans !
Dans cette catégorie, les biographies sulfureuses des politiques et des stars sont un exemple malheureusement évident que la cuisine du best seller tabloïd fonctionne.

Alors à  quand un « Master Chef » pour auteurs ?

Cette tendance au lancement orchestré de romans addictifs ou consommables, pourrait  tout naturellement faire évoluer notre vieux Prix Littéraire français vers une sorte de reality show, où les écrivains à succès viendraient coacher des auteurs en herbe ou déceler le prochain best seller.
Imaginez un « Master chef » version écriture,  avec des nanowrimo de 15 minutes et un Marc Levy venant consoler des auteurs en larmes devant leur page blanche…..sic....

Mais je vous rassure ! Certaines télés étrangères ont déjà eu l'idée et toutes ces émissions aux noms évocateurs  ( MasterPiece, Ultimate author,  Book millionnaire…) ont heureusement été un échec !  Certains diront que c'était du au désintérêt du public. Je crois personnellement que la raison tient davantage dans le fait que l’écriture est une démarche , par essence, solitaire et secrète. Écrire face à un public et sous pression est heureusement assez contre nature ce qui, je l’espère, nous préservera d’une prochaine tentative française du même genre …

Et en attendant, j’espère que nous verrons encore percer de nombreux succès inattendus, symboles d’une vraie rencontre entre les éditeurs, les libraires, le public et un auteur.. Car en  tant qu’auteur et que conseillère en communication,  je suis convaincue qu’un bon livre doit être aidé par le marketing mais que le marketing ne peut heureusement pas créer tous les best-seller.
Et c’est avec cette conviction que je continue à écrire et  à  promouvoir des auteurs de talent  via mon site www.booknseries.fr !

NB  : En ce moment sur le blog booknseries, un auteur talentueux et  indépendant est mis en avant chaque semaine via le bookn’summer, venez découvrir les 7 auteurs déjà présentés  et , qui sait, en faire les best sellers de demain ! 

18 Jul 2016

"Pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur, Momo."

Si vous me suivez sur ce blog et si vous m’avez lue, vous devez avoir deviné que je suis quelqu’un qui croit énormément aux signes que la vie peut nous faire pour nous montrer les nouvelles voies à expérimenter. Parfois l’homme voit ces signes, parfois il préfère les ignorer, souvent pour éviter l’inconfort et les peurs, liés au changement… 

Pour ma part j’ai décidé, depuis quelques années déjà, de laisser mon « radar » totalement ouvert et de porter attention à tout ce que le ciel ou le destin, appelez-le comme vous voudrez, peut mettre sur ma route. Petites ruelles ou grandes déviations, j’aime les détours qu’elles me font prendre et les rencontres qu’elles me font faire.   

Cette semaine, c’est Momo qui est entré dans ma vie, au détour d’un passage chez mes parents. Nous étions jeudi soir, j’étais allée déposer mes fils chez eux. Alors que nous parlions lecture, ma mère s’est levée et m’a dit : « Tiens, je vais te chercher un bouquin, ne te fie pas à la couverture… tu me diras… » 

Elle est revenue quelques minutes plus tard avec à la main, un livre à la couverture de cuir piquée de dorures. Sur la tranche j’ai lu : « La vie devant soi » de Emile Ajar. « Longtemps, personne n’a su qui il était. Lui et Romain Gary ne feraient qu’un », a précisé ma mère. Intriguée, à la fois par le livre et par cette histoire de pseudonyme, j’ai  décidé de ne pas penser à mon retard de lecture et ai mis le livre dans mon sac, en prévision du week-end.

Deux jours plus tard et alors que la folie aveugle venait encore de  frapper le monde, j’ai ouvert ce roman et fait la connaissance de Momo, un gamin pour qui, justement, le paradis, c’est Nice et ses mimosas en fleurs.  

Mohamed, dit Momo, a dix ans. C’est un «  fils de pute » au sens propre du terme, élevé par Madame Rosa, une ancienne déportée juive qui a mis fin à sa carrière de prostituée et s’occupe des mômes de ses anciennes collègues de trottoir, moyennant finances.  Dans le quartier de Belleville où il habite, Momo (qui n’est tout à fait sûr, ni de son âge, ni de sa religion) côtoie des africains noirs, des arabes venus d’Afrique du nord et des juifs… parce qu’ils sont là ! Tout ce petit monde cohabite dans une misère qui parfois le rend très dur mais aussi et le plus souvent, extrêmement solidaire.
De toutes façons pour Momo « la vie peut être très belle, mais on ne l’a pas encore trouvée, alors il faut bien vivre ».

Momo hésite entre être policier, terroriste ou  bien faire comme Victor Hugo, un type dont lui a parlé Mr Hamil : «  Tout faire avec les mots mais sans tuer des gens ».

Momo c’est une voix, un langage où tout se mélange, s’inverse, et où pourtant, la vérité éclate : celle de l’absurdité de la société et du racisme, de la dureté de la vie, mais aussi  celle de la force de l’amour, de la solidarité et de l’espoir qui fait vivre.

Je termine cet article  en partageant avec vous un extrait d’un dialogue entre Mme Rosa et Momo, un extrait qui m’a rappelé à quel point, dans ce monde terrorisé, il est important de ne pas laisser la peur s’installer dans nos cœurs et dans ceux de nos enfants, à la place de l’espoir :
                               « C’est là que je viens me cacher quand j’ai peur.
                                 — Peur de quoi Madame Rosa ?
                                 — C’est pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur Momo.

                                 Ça, je l’ai jamais oublié, parce que c’est la chose la plus vraie que j’aie jamais entendue. »  

  

 

11 Jul 2016

A quel moment l’émotionnel devient–il physique ?

Rompre avec les habitudes et se laisser porter par ses seules émotions est un plaisir tellement inspirant, nourrissant… Trop rare aussi… Ce week-end je me le suis offert.   

Trois jours de festival rock à Bilbao ! Trois jours à me laisser vivre, au grès de mes envies. Une escapade qui sentait bon l’insouciance de l’adolescence et durant laquelle je n’ai cessé d’ouvrir les yeux, d’écouter, de sourire, me nourrissant de chaque instant, de chaque rencontre. Pourtant, je connaissais déjà la ville mais, ce que je ne connaissais pas, c’était ce que j’allais y voir, cette fois ci.

Je n’avais rien préparé, si ce n’est la compagnie d’une amie et une grande envie de m’accorder du bon temps. Je n’avais pas écouté les groupes qui passaient et qui, pour beaucoup,  m’étaient inconnus. Pas non plus regardé l’expo du moment au Guggenheim … J’avais juste décidé qu’il ferait beau et fait ma valise en conséquence.

Et grâce à cela, j’ai pu mettre tous mes sens en éveil et m’émerveiller à chaque minute.  
Sur  la colline du BBK, j’ai croisé la route de FatherJohn Misty, un chanteur américain dont le show délirant m’a rappelé avec plaisir qu’il existait encore une vraie rock star attitude... Au musée Guggenheim, je suis restée sans voix face aux cages de fer et de bois où l’artiste Louise Bourgeois a enfermé ses souvenirs d’enfance avec une souffrance tellement perceptible que j’en ai encore les tripes nouées… Dans les rues, j’ai levé le nez vers des façades colorées entre lesquelles le soleil tentait de se frayer un passage et j’ai souri béatement en me disant que c’était bon d’être là… J’ai parlé espagnol français ou  anglais,  trinqué avec des inconnus qui  parfois avaient la moitié de mon âge, dansé et échangé des sourires ravis au milieu de la foule…  

Aujourd’hui le quotidien reprend son cours mais je suis remplie d’un wagon d’émotions. Autant de lieux, de personnages, de bonnes sensations qui, une fois digérées, vont devenir des mots qui se glisseront dans mes livres et se transformeront en histoires. 
Le titre de cet article n’est pas de moi mais de l’artiste Louise Bourgeois et si je l’ai choisi, c’est parce-que je trouve qu’il exprime extrêmement bien le processus de la création artistique.

Rester à l’écoute de ses ressentis, les nourrir puis les transformer en une chose physique : n’est ce pas cela être un artiste ?    

PS : Et pour ceux qui se poseraient la question, vendredi soir en montant sur la colline du festivaI il y a eu un peu de pluie.. mais j’ai fait comme si de rien n’était et elle s’est arrêtée ;)   

04 Jul 2016

"On ne quitte pas le clan"

Ce matin j’ai écrit le premier chapitre de mon prochain roman avec, comme à chaque fois, cette impression de me faire un cadeau immense : celui d’ouvrir la porte d’un univers qui va me transporter pendant des semaines et me remettre en osmose totale avec moi-même ... Or ce week-end, tandis que je finalisais la préparation de mes notes mon fils, qui passait par là, m’a interrogée sur l’histoire de mon prochain livre. J’ai commencé à lui en faire le pitch et, à la moitié, il m’a coupée : « Ah oui, je vois, c’est un truc du genre : on ne quitte pas le clan ! »
J’ai acquiescé en riant car oui, un des sujets du livre pouvait effectivement se résumer ainsi… Et aussi parce que j’ai réalisé que sa phrase résumait assez bien un de mes thèmes récurrents.           
Difficulté à s’affranchir de sa famille et de son passé dans « Comme un garçon » et « Mea Culpa »…  Difficulté à sortir des cases dans lesquelles nous met la société ou à se libérer de la pression d’un environnement professionnel dans « Une Vie Meilleure » et dans « La Bascule »…

Oui, comme beaucoup d’auteurs, j’ai mes thèmes de prédilection… et c’est une bonne nouvelle ! Car c’est ce qui fait, entre autres, que l’on aime me lire et surtout me lire à nouveau. Les thèmes font partie de la marque de fabrique d’un auteur. Loin de l’obliger à écrire toujours la même histoire, ils le caractérisent et renforcent sa personnalité. Je le répète souvent aux écrivains avec qui je travaille à l’établissement de leur identité d’auteur et de leurs thèmes d’écritures : n’ayez pas peur de vous répéter mais, au contraire, soyez conscients de ce sur quoi vous écrivez, autant que de vos genres de prédilection ou que de votre style…  car c'est à la fois un excellent moteur d’écriture et un excellent moyen de communiquer clairement avec votre public de lecteurs

Alors et vous amis auteurs, quels sont les thèmes qui reviennent dans votre écriture ? Arrivez vous à les identifier, au delà de l’histoire ? A les travailler consciemment dans votre écriture et votre communication ?      

27 Jun 2016

Auto-édition vs Auto-promotion

Pas facile de parler de son livre, n’est-ce pas ?
Enfin, plus exactement, pas facile de BIEN EN PARLER et d’en PARLER EN BIEN ! :)
Car si on parle souvent de l’auto-édition en termes de moyen de diffusion, on oublie de soulever à quel point il est compliqué d’appréhender seul la partie promotionnelle de la tâche. 

Or diffuser son manuscrit sans le promouvoir ce n’est pas de l’auto-edition, c’est simplement de l’auto-diffusion ...

Alors pourquoi est il si difficile de sortir de la quatrième de couve et de parler de son livre et de son univers comme le ferait une maison d’édition ?   

Déjà parce que, culturellement, on ne nous apprend pas à nous mettre en valeur. La discrétion fait partie de l’éducation. Vivons heureux vivons cachés... La réserve est, dans notre subconscient, intégrée comme étant une qualité. Dès lors, nous craignons que le fait de nous mettre en valeur et de parler de nos atouts ne soit considéré comme un manque de modestie, ou pire encore, comme une forme de vulgarité. Mais comment peut-on penser que quelqu’un devinera que ce que nous écrivons est intéressant, drôle ou captivant, si nous ne le lui disons pas ? Sommes-nous donc éternellement condamnés à attendre les commentaires positifs sur amazon pour crédibiliser la qualité de nos livres ? Je ne crois pas.

Mais même avec une grande estime de soi et un culot bien affuté, il reste qu’il est difficile de porter un regard extérieur sur son travail et de déceler seul ce qui plaira au public. Il m’arrive bien souvent avec les auteurs que je conseille dans leur communication via booknseries, de faire des analogies qu’eux mêmes n’auraient jamais osé faire, ou de trouver des angles de promotion et de communication auquels ils n'auraient jamais pensé, par modestie mais aussi et surtout par manque de clairvoyance. Car il est très difficile de voir son écriture de façon objective. Et même si on y parvient, il reste à communiquer sur ces points positifs, ce qui pour un auteur indépendant passe par des outils qui ne sont pas forcément innés .

En 2016 communiquer c'’est bloguer, tweeter, poster , … or tout le monde n’est pas né en l’an 2000 !…Et quand bien même ce serait le cas, tout le monde n’est pas censé avoir des affinités avec les outils 2.0. S’ajoute donc à la difficulté de parler de son écriture celle à comprendre comment orchestrer sa plateforme d’auteur et la nourrir pour que les informations visant à promouvoir le livre soient à la fois claires, interractives, régulières , variées et dans le ton du net …

Mais rassurez-vous. Heureusement, « auto-edition » n'est pas synonyme de  «  traversée en solitaire » et je suis bien sûre que , comme moi, vous avez pris conscience de la nécessité de vous appuyer sur des compétences et des regards extérieurs pour vous aider à diffuser ou promouvoir vos oeuvres. Alors à qui faites vous appel quand il s’agit de vous aider à parler positivement de vos livres ? Comment gérez vous cet exercice de l’auto promotion ?  Venez me le dire ici  !

Et notez que demain l’Emission de la Plume à la Une que je co-anime avec Olivier Rebière sera consacrée à la question de l’auteur Homme Orchestre : une bonne occasion de nous y rejoindre à partir de 19H00 sur blab et de parler avec nous et  notre invité Charlie Bregman   de l'auto-promotion ! 

20 Jun 2016

Avancer seul ou accompagné

J’ai samedi dernier retrouvé avec plaisir un groupe d’anciens élèves d’un atelier d’écriture à qui, il y a près d'un an, j’étais venue parler de mon site booknseries alors qu’ils terminaient leur dernière année dans une académie bordelaise( celle d’Anaël Verdier ). Invitée par l’un d’entre eux, nous nous retrouvons à l’heure du déjeuner et c’est donc autour d'une haute table commune couverte de salades de saison que je me mêle à ce petit groupe qui se connaît presque par cœur et partage avec bienveillance son envie d’écrire depuis bientôt 3 ans.

Et très vite, je sens de façon presque palpable, ce besoin  impérieux d’avancer ensemble, de s’améliorer et surtout de stimuler leur besoin d’écrire, besoin vital mais parfois difficile à concilier avec le quotidien.  Durant quelques heures, je partage avec eux le plaisir de jeter des hypothèses sur la table, de réfléchir à des dilemmes et des personnages, de pitcher des histoires et de les confronter à l’avis des autres… De la science-fiction à l’érotisme, de la série à la nouvelle, on mélange les genres et les histoires, on rit et on apprend les uns des autres … On se questionne sur ses prochains livres, on plaisante sur la difficulté qu’il y a à pouvoir parler d’écriture avec son cercle d’amis et sa famille sans se trouver face à un silence circonspect… de la nécessité de se promouvoir sur internet et, pour la plupart, des difficultés à trouver le temps et le recul nécessaires pour le faire. Et même si tous, à part l'un d'entre eux, avancent seuls sur leurs écrits, tous disent à quel point ces réunions et leurs échanges les boostent et les remotivent quand avancer devient difficile.

Je l’ai dit souvent ici, l’écriture est un acte faussement solitaire. Et plus j’avance dans le monde des auteurs auquel j’appartiens désormais, plus je réalise combien, à de nombreux égards, c’est un milieu où la collaboration et l’entraide sont aussi présentes qu’indispensables. Car pour l’écriture comme pour le reste, il est à mon avis très utopique de penser que l’on puisse toujours avancer sans l’aide de personne. Chacun doit trouver le support, l’entourage, la stimulation dont il a besoin à un moment ou à un autre pour lui apporter le courage,  le recul, la compétence qui lui permettra d’aller au delà de sa zone de confort, de ses peurs,  de ses doutes, du manque de temps…. et surtout d'aller au bout de ses rêves !

Alors sachez qu’il existe de nombreux endroits où l’on peut partager ses questionnements et que j’y participe personnellement via le site booknseries.fr, le support qu'il propose aux auteurs et toutes ses initiatives: L’émission De la plume à la Une( où avec Olivier rebière et nos auteurs invités  nous abordons tous les sujets qui concernent l'écriture et dont le prochain rendez-vous aura lieu le 28/06 ), la bookn’comm (newletter envoyée tous les 15 jours gratuitement par booknseries) , les soirées booknseries qui permettent aux auteurs independants et aux lecteurs  de se rencontrer (la prochaine aura lieu le 29 sept à Bordeaux) , le prix du polar auto-édité… et les réseaux sociaux bien sûr . 

Alors si vous entendez cette petite voix empreinte de vieilles croyances qui vous susurre « arrête de rêver, tu ne seras jamais écrivain… »  ou bien " personne ne te lira jamais !"  ... ne restez pas tout seul à l’écouter ! Posez un instant votre plume et venez partager vos questionnements et votre passion avec ceux qui vous comprennent...  

13 Jun 2016

Persévérer …

Alors que le monde continue d’être agité par la folie contagieuse et destructrice de quelques hommes, la météo, animée du bras d’un Dieu invisible, nous rappelle gentiment qu’il n’est pas l’heure d’aller oublier la bêtise humaine sous un parasol ou au bord d’un stade, pour revenir quelques semaines plus tard , encore plus égoïstes et encore plus négatifs qu’avant l’été.
Car au delà des évènements, de la morosité de la météo et de tous ceux qui tentent de nous miner le moral en nous martelant l’idée d’un destin par définition inévitable, le moment n'est-il pas venu de nous demander ce que nous faisons, chacun à notre échelle, pour tenter d’être plus heureux ? Quelle énergie mettons-nous quotidiennement dans notre aptitude, si ce n’est à créer, ne serait-ce qu’à espérer, un monde meilleur ?

Je dis souvent à mes enfants qu’aujourd’hui plus que jamais,  l’avenir appartient aux personnes autonomes, curieuses,  adaptables et positives. À celles qui avancent avec la force de leurs valeurs et dans l’idée d’aller vers ce qui est bon pour elles et bon pour tout ce qui les entoure. Je vois autour de moi des tas de gens qui baissent les bras, j’entends des paroles négatives, fatalistes. Il faut cesser de se plaindre. Et persévérer dans notre envie d’être heureux.

Le temps de l’assistanat est révolu mais celui de la collaboration est en train de s’ouvrir à tous ceux qui sauront tendre l’oreille et ouvrir les yeux. Et le milieu des auteurs est un très bon exemple de ce phénomène. On peut se désoler de voir l’édition fonctionner sur le modèle de multinationales cotées en bourse. Pleurer sur le sort d’une profession abandonnée par le législateur et les aides sociales. S’insurger, hurler, pleurer … Tout cela n’est pas forcément porteur de mieux. Car au fond nous le savons bien, ce n’est pas le système qui changera notre situation mais bien l’inverse. Or c’est en changeant d’attitude et en trouvant des solutions, chacun de notre côté et tous ensemble que nous arriverons à inverser des tendances sur lesquelles la plupart des médias s’appliquent à nous faire croire que nous n’avons plus la main.

Si nous avons cru un instant que l’assistanat était confortable, il est temps de réaliser qu’il a créé l’abrutissement des populations et la perte d’une autonomie nécéssaire à notre survie car elle seule permettra à chacun de réaliser le rêve de tous : celui de vivre une vie meilleure.

Alors ce matin j’ai juste envie de vous dire à tous qu’il n’existe aucune fatalité que l’énergie quotidienne de chaque individu mise bout à bout ne puisse stopper. Et si vous êtes aujourd’hui en train de remettre en question vos envies d'écriture, songez que si chaque personne qui doutait de la pertinence ou du succès de ses écrits ne persévérait pas, il n’y aurait bientôt plus de livres … 

Alors commençons à croire en nous plutôt que de continuer à croire aux miracles... et persévérons...  

06 Jun 2016

Booknseries : du Virtuel au Réel

De la même façon que j’ai toujours intégré le papier dans la librairie Booknseries, j’ai toujours souhaité qu’il existe des rencontres réelles entre les membres de ma communauté. Or jeudi dernier j’ai  enfin réalisé ce rêve : celui de rassembler des lecteurs et des auteurs autour d’un événement 100% Booknseries, dans la vraie vie et dans un lieu ouvert à tous, le restaurant anglais Paul’sPlace. à Bordeaux.

A 19H00, juste avant l’ouverture, une auteure est passée par hasard pour se renseigner sur la date de la prochaine soirée poésie organisée par le restaurant. Après quelques minutes de conversation, elle s’est confiée à moi :
—  C’est étrange, la poésie était un genre noble, reconnu. A présent il est devenu totalement invisible.
—  C’est vrai. Mais la poésie est un genre qui, plus que le roman, a vocation à être lu à haute voix et à être commenté. Or il existe moins d’espaces de partage pour cet exercice …    

L’auteure a acquiescé, songeuse ...  Eh oui. La lecture et l’écriture sont des plaisirs solitaires mais ils ont aussi vocation à provoquer des rencontres et des discussions … J’en ai encore eu la preuve tout au long de cette soirée…

Lorsque nous avons lu un extrait de Goodbye Gandhi de Mélanie Talcott par exemple, et qu’une partie de l’auditoire, conquis, m’a demandé où le livre était disponible et qui en était l’auteur …
Ou encore lorsqu’au moment du pitch dating j’ ai invité, Monia, une jeune auteure de polar à parler de son livre. Malgré l’appréhension et avec les encouragements du public, elle a pris le micro et s’est  lancée. S’en est suivi une vague de félicitations et de questions qui lui ont certainement donné envie de parler encore davantage de son livre !

Jeudi dernier le public était composé de blogueurs, de correcteurs, de journalistes, d’éditeurs, d’auteurs, de passionnés de lecture, d’amis aussi … Mais tous sont venus avec une envie commune : celle de partager autour du livre. De se rencontrer et de se raconter des histoires, au delà des âges, des apparences, ou de la culture de chacun.

Avec cet événement je voulais montrer que Booknseries n’est pas qu’un site mais aussi une initiative qui souhaite remettre le livre au cœur des relations entre les hommes, et créer des passerelles nouvelles entre auteurs et lecteurs. Car si je reste convaincue que le virtuel est un merveilleux moyen de découverte et souvent le seul moyen de rentrer en relation avec ses premiers lecteurs, il ne doit pas être une fin en soi, vous ne croyez pas ?

 

PS : j’en profite pour rerere mercier tous ceux qui ont fait le détour et m’ont fait le plaisir d’être là . Pour les absents qui regrettent et pour ceux qui en veulent encore la prochaine Soirée Booknseries aura lieu le 29 septembre à la Causerie des Chartrons … ( événement à suivre via la page FB Booknseries ! ) 

30 May 2016

Le fantasme de l’écrivain-intello .

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais il me semble que les médias - ainsi qu’une certaine partie du monde de l’édition - nourrissent l’idée selon laquelle le milieu littéraire serait un milieu fermé, réservé à une élite.

Les écrivains apparaissent souvent aux yeux du grand public comme une catégorie  à part, constituée de personnes apparemment très cultivées,  adepte des endroits feutrés … ne communiquant qu’au travers de marmonnements ponctués de « mmmmh » censés  en dire plus long que les mots…

Moi même il y a 4 ans, lorsque je suis arrivée dans l’univers du livre et des auteurs, j’ai craint que celui-ci ne soit pas très accueillant. Allai-je me sentir à ma place au milieu de ces personnes ? Serai-je à la hauteur ? Cette appréhension se trouvait d’autant plus  nourrie qu’une partie de mon entourage me renvoyait l’idée selon laquelle, en décidant d’écrire, j’avais pris le parti de me hisser toute seule au rang «  d’intellectuelle » - au sens d' « intello »-  signe ultime d’orgueil et de mépris vis à vis du reste de la population.

Alors pour ceux qui me connaissent, s’il est vrai que la nature m’a dotée d’un cerveau qui aime bien fonctionner, elle m’a aussi accordé une bonne dose d’humilité ainsi qu’une sévère allergie aux mondanités et aux règles qui visent à cloisonner les hommes et les genres. C’est pourquoi en créant booknseries j’ai imaginé un lieu qui ne juge pas a priori et ne donne pas une image inhibante du livre.

La lecture et l’écriture sont nécessaires à tous.Comme beaucoup d’autres activités, elles ouvrent l’esprit créent des liens entre les hommes...aident à réfléchir ( ce qui n'est pas un défaut ! ) Grâce à l’auto-édition, les forums, les conférences, les conversations en ligne sont possibles. Et au-delà du virtuel de vraies rencontres ont lieu entre auteurs et lecteurs . Et même si on parle lecture et écriture, on est alors très loin de l'idée d'un cercle fermé qui se cantonnerait à des sujets philosophiques ! 

Cette semaine et pour la première fois( mais pas la dernière :) j’organise une soirée littéraire  Booknseries . Cet événement, qui aura lieu dans un très joli Pub du centre de Bordeaux,  a pour objectif de permettre une rencontre, des discussions ouvertes et un partage ludique autour du roman et des séries policières . Alors  à tous ceux qui pensent ne pas venir en se disant qu’il va s’agir d’une soirée d’intellos, j’aimerais juste leur dire que s’ils aiment le polar, les rencontres et les livres, ils devraient passer ... ne serait ce que par curiosité....  

Tous les détails sur la soirée polarn'co 

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